ACTE PREMIER H
M™« LEGRAI^D.
En attendant, de quoi vivez-vous? Tu travailles?
LOUISE
Jamais Jacques n'a voulu y consentir ?
M™" LEGRAND
Pourquoi?
Par fierté.
M^e LEGRAND.
Par fierté pour lui, parbleu!...
LOUISÇ.
Si tu savais comme il est bon pour moi, comme il m'aime.
M™e LEGRAND.
c'est bien le moins. Alors, vous vivez avec les trois cents francs par mois que je vous fais.
LOUISE
Presque.
M"^ LEGRAND
Et tes boucles d'oreilles?
LOUISE
Mes boucles d'oreilles?
Mme LEGRAND.
Oui, que tuii parrain t'avait données au Puy, le jour de ton'mariage?
LOUISE
Ah!
12 MÉNAGES D'aUTISTI'S
M"" LEGRAM).
Vendues ?
LOUISE
Oui.
M™" LEGRÂND.
Et tu es heureuse?
LOUISE, très sincèrement.
Bien heureuse, je te le jure ! Les ennuis d'argent
ne sont rien.
Elle embrasse sa mère.
M"ie LEGRAND.
C'est bon... i'ai son affaire, moi, à ton mari... Tu sais Gilbert, le contre-maître de messieurs Danglet. Il "vient de se retirer.
LOUISE
Eh bien ?
Mme LEGRAND.
Eh bien ! On a deux cent cinquante francs par mois, logé, chauffé et nourri. C'est meilleur que la poésie...
LOUISE
Il n'y faut pas songer... Ne t'inquiète pas, bonne maman... i^liHe ccouie à droite.) Je crois qu'on a termine, nous reparlerons décela... Si tu veux aller te reposer ?
Mni*^ LEGRAND.
J'en viens.
C'est que...
M'"c LEGRAXD.
Tu voudrais bien que je m'en aille.,,