‹ Ménages parisiens; comédie en trois actesChapitre 39 sur 70 · SCENE VIII JEANNE, VICTOR · texte numérisé non relu

SCENE VIII JEANNE, VICTOR

VICTOR, dans la directiua par où Paul est sorti.

Au plaisir de ne pas vous revoir, (au public.) C'est bien ça rhumanité — côté masculin ! — Quand il avait sa femme, il n'en voulait pas, maintenant qu'il ne l'a plus, il en voudrait. (Haut, à Jeanne.) Vous avez

été très digne, Jeanne, très digne, et j ^ vous remercie.

Il lui prend la main et veut l'embrasser. JEANNE, avec un mouvement de répulsion, se dégageant.

Je VOUS en prie... laissez-moi !

Je comprends que cette rencontre ait dû vous être désagréable ; il avait bien besoin de venir ici, ce monsieur !... Calmez-vous... Voulez-vous un verre d'eau sucrée avec un peu de fleur d'oranger !... Non? — Rentrons cliez nous, alors !...

JEANNE

Je vous en prie...

VICTOR

Vous voyez, quaad je vous disais qu'il valait mieux quitter cet hôtel 1 Vous uc l'avez pas voulu !... Vous m'avez dit : je suis forte ! Ce monsieur n'est l)lus qu'un étranger pour moi! Vous l'avez vu et vous pleurez ! (a part.) Çu me promet une jolie nuit ae noces I (Haut.) JMa chère Jeanne i

JEANNE

Votre insistance en un pareil moment...

Cette insistance est la preuve de mon amour... Vous avez dit oui, hier matin, à Paris, pourquoi dites-vous non, ce soir, a Nice?... Je m'attendais à une différence de climat, mais pas à une différence de sentiments!

JEANNE

Je croyais avoir complètement oublié M. de FaveroUes et vous m'avez aidée à le croire en vous servant de moyens indignes d'un galant homme.

VICTOR

Moi?

JEANNE

Ne pouvant arriver à m'inspirer de l'amour pour

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