‹ Ménages parisiens; comédie en trois actesChapitre 42 sur 70 · ACTE DEUXIEME t · texte numérisé non relu

ACTE DEUXIEME t

VICTOR

Si, je garde le 146. Donnez-moi une autre chambre... Madame Gatinard est un peu souffrante

AUGUSTE

Je comprends ! Je comprends !

VICTOR

Avez-vous une chambre communiquant avec le J46?

AUGUSTE, désignant le 149.

Voici la plus rapprochée.

Le 149... Ça ne communique pas?

AUGUSTE

Pas directement... Je vais m'assurer qu'il est libre I

PONT-GAUDIX, entrant.

Bonsoir, Gatinard, je vais me coucher! (Auguste sort.) Je me couche do bonne heure depuis que je ne suis plus nuirié I Vous uussi, vous allez vous coucher de bonne heure, mon gaillard?

VICTOR, sec.

Oui!

PONT-GAUDIN

Vous attendez madame Gatinard?

VICTOR, id.

Nonl

POXT-GAUDIN, lui frappant sur l'épaule.

Alors, c'est elle qui vous attend, heureux coquin ! Et moi, qui vous retiens sur le seuil du bonheur!

VICTOR

Oh I je ne suis pas pressé.

-*^l jT ^

PONT-GAUDIN

Si madame Gatinaid vous entendait, elle ne serait pas très flattée...

AUGUSTE, entrant.

Monsieur peut disposer du 149.

VICTOR, à part.

Quel animal I

AUGUSTE

J'ai dit au patron que madame Gatinard était soufrante ; il demande s'il faut envoyer chercher un médecin?

VICTOR, féroce. •

Taisez-vous !

AUGUSTE, s'en allant, à part.

1 doit avoir pris une culotte ù Monte-Carlo I -^

PONT-GAUDIN

Votre femme est souffrante?

VICTOR

Oui, elle a sa migraine.

PONT-GAUDIN

Pas de chance ! Ce n'est que partie remise.

VICTOR

Je suis furieux contre Faverolles.

PONT-GAUDIN

Vous, pourquoi?

A la suite de sa conversation avec Jeanne, ma femme n'était plus la même.

PONT-GAUDIN"

.\h ' Qu'osl-cc qu'elle avait do changé?

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