‹ Ménages parisiens; comédie en trois actesChapitre 41 sur 70 · ACTE DEUXIEME · texte numérisé non relu

ACTE DEUXIEME

JEANNE

Tout est fini entre nous I

; VICTOR

Comment, tout est fini? Mais rien n'est commencé!

JEANNE

Heureusement !

VICTOR

Mais savez-vous bien que j'ai le droit d'aller chercher les gendarmes ?

JEANNE

Oh ! montrez-moi ça, je vous en prie ! Une nuit de noces par la force des baïonnettes ! Est-ce qu'ils entreront dans ma chambre, à cheval ?

VICTOR

Ah ! je vous en prie, n'ajoutez pas la raillerie à la cruauté.

JEANNE

Allez chercher les gendarmes.

VICTOR

Ecoutez, Jeanne, je vais faire quelque chose pour vous. Je vais être très... chic. Je demanderai une autre cliainbre, quoi qu'il m'en coûte. Je ne dis pas ça pour le prix de la chambre ; mais à votre tour, vous me promettez que ce qui est différé n'est pas perdu et que demain je vous trouverai plus raisonnable.

Ne Tespérez pas !

Fausse sortie.

VICTOR

Mais c'est insensé ! Ecoutez bien, Jeanne, je vous donne vingt-quatre heures, vous m'entendez, vingt-

quatre heures pour réfléchir... Si au bout de vingt- (juatre heures, vous n'avez pas conclu pour l'aflirmative...

JEANNE

Qu'est-ce que vous ferez ?

VICTOR, d'un ton de menace comique»

Je prendrai une maîtresse I

JEANNE

Ah ! vous m'avez fait peur !

VICTOR, à la porte.

Vingt-quatre heures !

JEANNE, à la porte.

Bonsoir, mon ami.

VICTOR, allant à la porte qu'elle a fermée.

Jeanne! (Oa entend deux tours de clef pour toute réponse.) Jeanne! (On entend un verrou qu'on pousse; il frappe à la porte.)

Jeanne ! (Descendant, il sonne ) La première femme qui me résiste, et c'est la mienne! (Jh ! ce B'averolles! Il avait l)ieu besoin de venir à Nice. Enfin! Il a épousé Maria, c'est une consolation.

Page 1