ACTE TROISIEME
PONT-GAUDTN".
Alors pourquoi vous êtes-vous évanouie quand vous l'avez vu?
JEANNE
L'émotion n'est pas de l'amour. .J'ai l'intention de partir aujourd'hui même avec M. Galinard.
PONT-GAUDIN
Je vous plains.
Mouvement de Jeanne.
Quant à M. de Faverolles, je ne le veverrai plus de ma vie.
PONT-GAUDIX.
C'est long. Je souhaite, sans l'espérer, que vous soyez heureuse avec ce Gatinard.
JEANNE
C'est ainsi que vous parlez de votre ami, de votre sauveur :' ..,>^
PONT-GAUDIN
A vous dire vrai, il a couru moins de risques que je ne vous l'ai dit hier.
JEANNE
Ah!
PONT-GAUDIN
Oui, j'ai voulu le poétiser à vos yeux.
JEANNE
Alors, le cheval emporté?
PONT-GAUDIN
Il n'était pas emporté. Il était par terre et Gatinard l'a relevé! Ce n'est pas de l'héroïsme, c'est un petit service que tout le monde m'aurait rendu à sa place.
JEANNE
Oui, c'est bien différent.
i PAUL, à Auguste. Vous laisserez la valise dans la voiture.
AUGUSTE
Oui, monsieur.
PONT-GAUDIN, à Paul. ^
Vous parlez, monsieur de Faverolles?
PAUL
Oui, monsieur, pour l'Amérique.
Mouvement de Jeanne. \J PONT-GAUDIN, bas à Jeanne.
Plus de doute! Il vous aime! (Bas à Paul.) Ne partez pas!
PAUL
Je ne comprends pas.
PONT-GAUDIN, id.
J'ai à vous parler.
JEANNE, avec affectation.
Si vous voyez Victor, monsieur Pont-Gaudin, ayez la complaisance de lui dire qiie je l'attends dans la serre.
PONT-GAUDIN, ironique.
Avec impatience, oui, madame.
AUGUSTE
Il est l'heure du train.
Jeanne sort»