‹ Ménages parisiens; comédie en trois actesChapitre 58 sur 70 · L- Vous pleurez, M. Pont-Gaudin · texte numérisé non relu

L- Vous pleurez, M. Pont-Gaudin

PONT-GAUDIN

1 Ahl pardon, madame. Je vous présente mes respects. Je viens de causer avec Maria et vous me voyez encore tout ému.

JEANNE

Pourquoi donc?

Elle s'est disputée avec Faverolles, ils se sont quittés.

JEANNE

M. de Faverolles est coutumier du fait. Et cela vous émeut, vous? Vous êtes bien bon.

PONT-GAUDIN

C'est tout de même pénible, quand on a aimé une

femme le premier, de la voir seule, abandonnée de tous, exposée à toutes les séductions.

JEANNE, ironique.

Eh bien, parlez à M. de Faverolles, engagez-le à ne pas s'éloigner.

POXT-GAUDIX, sans réiéchir.

Oui, c'est une idée... Non, ce serait trop bête. Je ne peux pas, moi. Pais ce serait inutile. M. de Faverolles n'a jamais aimé Maria.

JEANKE.

Il n'a jamais aimé personne !

PONT-GAUDIN

Que vous, peut-être ?

JEANNE

Vous ne diriez pas cela si vous connaissiez ses trahisons.

Je les devine. Mais je sais aussi que les amours n'empêchent pas l'amour, et je sais encore que si vous n'aviez pas épousé Gatinard, que vous n'aimez pas, vous pourriez vous remarier avec M. de Faverolles.

JEANNE

Quelle folie!

PONT-GAL'DIN

La loi le permet i. Deux époux qui ont divorcé ont le droit de se remarier ensemble une fois! Rien qu'une fois, par exemple.

JEANNE

M. de Faverolles n'existe plus pour moi,

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