‹ Ménages parisiens; comédie en trois actesChapitre 65 sur 70 · ACTE TROISIÈME iqI · texte numérisé non relu

ACTE TROISIÈME iqI

VICTOR

Bien I Mais pourquoi nous battrons-nous ?

PONT-GAUDIN

Pour Maria.

VICTOR

Nous sommes en retard.

PONT-GAUDIN

C'est juste I II me reste alors à vous insulter publiquement. i'^A n

Vous dites ?

PONT-GAUDIN

iPv'ffrr"'""'^^^'-'^^^'^-^^ "^°i carrément, je vous la donnerai pour vous être agréable.

VICTOR

Ce duol serait li licule! Me voyez-vous vous tuant?

PONT-GAUDIN

Non, je ne vois pas ça, je vois plutôt le contraire.

VICTOR

Vous pourriez être mon père I Si vous me tuez, c est un infanticide; si je vous tue, c'est un parricide.

PONT-GAUDIN

Je choisis l'infanticide.

VICTOR

m'tlf u '^''•^ voulez-vous que je vous dise, si vous m insultez, il est certain que nous nous battrons.

PONT-GAUDIN

A, la bonne heure I

VICTOR

«rîîff ' ^^ °® ^"""^ ^""''"^ P^' • J® ï^'entends rien aux

POXT-GAUDIN.

Moi, j'ai bon espoir. Je vous giflerai à midi, à la table d'hôte.

VICTOR

C'est bien, j'y serai.

Fausse sortie.

PONT-GAUDIN

Attendez.

VICTOR

Quoi?

PONT-GAUDIN, changeant de ton.

Préférez-vous vous suicider ? C'est curieux, il y a toujours en moi un fond d'amitié pour ce garçon-là.

VICTOR

Vous changez d'avis ?

PONT-GAUDIN

Pas précisément, mais je ne voudrais mettre aucun tort de mon côté, et il y a peut-être un moyen de tout arranger sans verser votre sang !

VICTOR

Ça me ferait plaisir.

PONT-GAUDIN

Ce moyen, c'est le divorce.

VICTOR, sans comprendre.

Le divorce?

PONT-GAUDIN

Entre Jeanne et vous.

VICTOR, avec force.

Ah 1 ça, vous êtes fou ! J'aurais perdu dix-huit mois à faire la partie de la tante sourde, dix-huit mois à entendre pleurer Jeanne pour renoncer à elle, avant même de l'avoir obtenue tout à fait? dix-

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