ACTE TilOlSlE.ME
Ils ont divorcé.
PONT-GAUDIN
Voulez-vous mon avis ?
VICTOR
Il m'est précieux.
POXT-GAUDIN.
Eh bien, il y a ici un homme de trop.
VICTOR
Parfaitement: Faverollesl
PONT-GAUDIN
Non, vous !
VICTOR
Comment, moi? Vous Ijifarquez, cher ami.
PONT-GAUDIN
Je ne suis plus votre ami.
VICTOR
Ah ! c'est de l'inconstance.
PONT-GAUDIN
Non, c'est de la logiijue. Tant <fue j'étais heureux d'èM'e séparé de Maria, j'étais reconnaissant envers l'artisan de ce bonheur. .Mais, maintenant, Maria est malheureuse.
VICTOR
C'est la faute do Faverollcs! Il fait souffrir toutes les femmes, cet homme-là !
Non, monsieur. Quand Faverolles l'a connue, elle était libre. En prenant Faverolles, elle ne trompait personne qu'elle-même. C'est l'amant régulier, Fa-
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verolles, l'amant légitime, et si je le reprochais à Maria, je serais le plus injuste des hommes.
VICTOR
Mais je ne le lui reproche pas non plus.
PONT-GAUDIN
Maria souffre parce qu'elle a des remords.
VICTOR
Plaît-il?
PONT-GAUDIN
Veillez sur vos doutes, je vous prie. Maria regrette d'avoir oublié ses devoirs pour un imbécile et un saule-pleureur.
VICTOR, gaîment.
Ah ! elle m'appelle saule-pleureur?
PONT-GAUDIN
Non ; c'est Faverolles, le saule-pleureur.
VICTOR
Ah I bien ! (a part.) Quand on m'y reprendra avec celle-là.
En résumé, je trouve que vous ennuyez tout le monde ici !
VICTOR
Pont-Gaudin, vous abusez de votre âge.
PONT-GAUDIN
Mon âge vaut le vôtre.
VICTOR
Il vaut même plus. Mais si vous êtes d'âge à donner une leçon, moi, je ne suis plus d'âge à la recevoir.
PONT-GAUDIN
Vous la recevrez pourtant, cher monsieur, et complète.