‹ Ménages parisiens; comédie en trois actesChapitre 9 sur 70 · ACTE PHEMIER · texte numérisé non relu

ACTE PHEMIER

que cela traîne, d'autant plus qu'il n'y a pas un mot de vrail

AUGUSTE, rentrant,

''oici un journal du jour!

PONT-GAUDIX.

Merci, mon ami.

PAUL , rentrant.

J'ai laissé mes autres journaux sur la table, (il cherche.) Auguste! mes journaux. J'avais laissé là des journaux.

PONT-GAUDIN, les lui rendant.

Les voici, monsieur!

PAUL, étunné.

Merci, monsieur... Ils sont à moi.

PONT-GAUDIN

Je ne dis pas le contraire. Voulez-vous me per mettre, monsieur, de vous demander un petit service?

PAUL

Oui, monsieur.

PONT-GAUDIN

Gardez ces numéros pour vous. Ne les laissez pas traîner sur une table d'hùtel.

PAUL, interloqué.

Bien, monsieur! (a part.) Pourquoi me dit-il ça? Quel original !

Il sort par le pan coupé gauche.

AUGUSTE

Je suis prêt à conduire monsieur au 214, 2, 1, 4, 21, 14, 2 et 1, 3 et 4, 7.

Auguste sort.

PONT-GAUDIN

Je vous suis.

Au moment oti il va sortir, Victor entre sortant du lA^; ■

SGÈiNE IV PONT-GAUDIN, VICTOR.

PONT-GAUDIN, ayec joie.

Gatinard!

VICTOR, avec déception,

Pont-Gaudin I

PONT-GA.UDIN.

Est-ce toi, Gatinard, ô jour trois fois heureux I Que Leiii soU le ciel qui te rend à mes vœux !...

Changeant de ton.

Ça va bien, cher ami?

VICTOR

Pas mal et vous?

PONT-GAUDIN

J'arrive de Turin. Et vous?

VICTOR

Moi, je suis arrivé tout à l'heure de Paris!

PONT-GAUDIN

Il y a un siècle que je ne vous ai vu !

VICTOR

Cinq ou six mois environ! Pour des provinciaux ce serait beaucoup, mais pour des Parisiens ce n'est rien.

PONT-GAUDIN

C'est long pour mon amitié et pour ma reconnais* sauce.

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