‹ MénandreChapitre 190 sur 212 · XL1X · texte numérisé non relu

XL1X

Quiconque ajoute foi tout de suite aux calomnies est lui-même un méchant homme ou n'a pas plus de tête qu'un enfant.

Il n'est pas de mal plus terrible que la calomnie; car c'est la faute d'autrui qu'elle oblige un innocent de prendre à sa charge, comme un tort qui lui serait propre.

lu.

L'homme qui a été choisi pour commander à ses concitoyens a besoin non d'une éloquence qui attire l'envie, mais d'une éloquence à laquelle se mêle la bonté.

Celui-là est heureusement riche qui est riche de l'héritage paternel ; car les biens qui entrent dans une maison h la suite d'une femme ne sont ni d'une possession sûre ni d'un usage agréable.

Quiconque désire épouser une riche héritière est un coupable que la colère des dieux poursuit, ou un imprudent qui veut être misérable tout en passant pour un homme heureux.

Ma patrie, mon asile, ma loi, mon juge suprême du juste et de l'injuste, c'est mon maître, et c'est pour lui seul que je dois vivre.

Lorsqu'un homme pauvre et désireux de se marier prend une femme qui lui apporte de l'argent, il ne prend pas femme, non, mais il se livre à sa femme.

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