‹ Mendiants et vagabonds (volume 2)Chapitre 11 sur 30 · Pour les causons, les établissements publics so · texte numérisé non relu

Pour les causons, les établissements publics so

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M£SCItES PRÉVENTIVES. 147

l'extrême rend l'homme impropre à toute besogne autre que celle pour laquelle il a été particulièrement formé. Ajoutons que la suppression des corporations, JDComplètement remplacées encore par les """'i:""!''* a enlevé à l'ouvrier les appuis qui, au mon clin desforces, subvenaient jadis à ses besoini devenant plus difficile à trouver en même tei vieux soutiens disparaissaient, il était fatal sère du vieillard indigent augmentât.

Et qu'on ne dise pas que les œuvres de dont le merveilleux développement frappe I servateurs, offrent le remède à cette situt aussi sont, en fait, le privilège d'une élite, di de choix constamment occupé. Les enquête quables de l'OfTice du travail ont prouvé qi stable, le plus favorisé, travaille en moyenB par an,- quanta l'ouvrier instable, c'est à pei compter sur 170 journées. Dans ces condit matérielleest insuffisamment assurée pour ce de seconde ligne » de l'industrie qui ne tr dans les moments de presse; l'épargne est et quand arrivent les années où le travail fai misère noire arrive fatalement, silacharii ou privée n'intervient pas.

Le système de secours organisé par la ' n'avait pas oublié la vieillesse ; le décret di miaire an II reconnaît [titre V, art. 16] un di pitalisation avec les « secours de stricte née faveur des vieillards âgés de soixante-dix teints d'une infirmité dûment établie. On sai disposition ne fut jamais appliquée.

1. Voir dans un récent ouvrage de H. MAnTix-SAiNi-T. paffes d'une nolile inspiralion sur Ja nécessiie d'élendi profeaaionnel dans ce sens. (Le Compagnonnage, Paris,!'

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ards. Dans la Marne iraux établirent dès cile Je 10 francs suplar les communes et épartement. Par une linistre de l'inlérieup es préfets en leur reition à leurs conseils la suite de cette cirlées départementales . de pensions pour la

fut organisée dans prononcèrent contre .a plupart des autres ;s pour ne pas créer son utilité, «il supérieur de l'Asitégorîes d'indigents ; successivement l'osillards formaient U on de ce service fut Hude fit l'objet d'un discussions dans les te définitif du projet jartie de ces conclutey et Lachièze dans

la Chambre des dé- II à un rapport de

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loi c cont

tenu loi;

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vue de favoriser la construction et l'amélioration des hospices nécessaires pour l'exécution de la loi. Un tiers des fonds du Pari mutuel, consacrés aux œuvres

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cident fortuit qui vient brusquement priver l'ouvrier

'' " ' lire, la famille de son pain,

miers essais d'assurance' tentés à Berne Pologne (1896), visèrent néanmoins plus spéla première catégorie de chômeurs. Dans ces , les adhérents étant presque tous atteints ment, la caisse n'aurait pu guère leur allouer ntant de leurs cotisations, si les subventions ;s et les dons des patrons n'étaient intervenus large part. On arriva ainsi à distribuer aux des sommes représentant six à sept fois les s, mais, dans ces conditions, nous nous trouésence d'une œuvre d'assistance plutôt que re d'assurance *.

:ipe de l'obligation a été appliqué aux caisses ;e contre le chômage par une loi du canton de 1, du 19 mai 1894. Les communes du canton orisées à créer des caisses auxquelles deirticiper tous les salariés gagnant de 2 à 5 jour, en effectuant des versements proporleurs salaires. La commune de Saint-Gall iiatement de la faculté donnée par la loi en ! caisse spéciale, subventionnée par la ville m. Mais on remarqua bientôt que les gens

irance contre le chûmajte. consulter : Eug. hostiho, rAtmle chômage involontaire [Réforme lociale. 16 dov. 1896). — i projet d'atSuraticB contre le chômage dana la canton d* !vue d'économie politique, 1395). — L'ainiraïKe obligatoire nage à Saint-Gall (R«iiue politigue tl parlementaire, IBM. — naurice Vimuer, rAsiuranie contre le chômage prr>fei- «ipondanf, K> nov. 1901). — D'BUBiiEnT, mr SlalitHk lier eit, der ArbeitSBermiltliing und der Arbeiltvertichtrmig, ,1S9S.

par eiemple, le chômage d'I "

la caisse municipale, et né rancs pour S francs de versemi

s. (Maurice Vanheb, art

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les plus faibles

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effort plus soutenu, mais çn même temps il est moins exposé au risque de manquer son but en produisant un effet contraire à celui qu'il se propose.

Le placement n'a, du reste, à faire œuvre d'initiative que sous le régime de la liberté du travail •. Jusqu'à la Révolution, les corporations ont réparti les emplois entre leurs ressortissants suivant les besoins constatés ; le même rôle appartiendrait à l'Etat dans l'organisation socialiste. Depuis les décrets des 17 mars et 17 juin 1791, au contraire, l'ouvrier a dû se préoccuper personnellement de trouver l'emploi de ses forces et de ses capacités.

Le placement peut être opéré directement ou par intermédiaire, gratuitement ou moyennant une rétribution.

Le placement est dit direct quand l'employeur et l'employé entrent en rapport sans intermédiaire, soit au domicile du patron, soit sur les emplacements traditionnels connus sous le nom de « grèves ^ ». Le placement direct n'est pas réglementé; il en est de même de celui qui est pratiqué à titre gratuit par certains intermédiaires officieux : bouchers, épiciers, logeurs.

Le placement rétribué est, au contraire, soumis au contrôle des maires par le décret du 25 mars 1852 ; les titulaires doivent obtenir une autorisation, toujours révocable en cas de contraventions graves; leurs opé-

1. L'OfiicG du ira vail a procédé en 1S91 eM899 â deui coquèlessur le placement dam les résultais ont élé publiés : Le placement de> ouvrier», employas et domestiques en France, i vol., Paris, 1883. — Heconde «nqviîc SUT le placement de» ouvriers, employés et domestiques. Paria, imprimerie nationale, looi. — Voir aussi l'étude très complèle publiée par H. le prolesseur Raoul Jit bous le lilre : Le placement en France. {Archiv fÛT sociale Getetzgebung, t. IX, 1896, p. 1-34.)

3. Le nombre de ces prêtes diminue; l'enquête de 189!) en relèie «Sa Paris, dii-hult départements seulement en possèdent encore, pour le bâtiment, les travaux agricoles ou certains besoins locaux, par exemple, des débardeurs dans certains ports de mer.

lESURES PREVENTIVE!

rations sont vérifiées par la police muni' de 1899, il existait en France 1.455 bun sur ce nombre 965 s'occupaient excl domestîqoes et 185 des employés de ces deux catégories avaient donné lit 503.000 placements (350.000 + 153.00 de 600.000. Les bureaux autorisés s'occ peu des ouvriers de l'industrie.

A la suite des plaintes suscitées par une campagne très vive fut menée à contre les bureaux autorisés; une Lig créa dans le but de réclamer leur abolit tituer un monopole en faveur du plai effectué par les municipalités ou les sy sionnels.

Les bureaux municipaux n'ont pas pr très grande extension. A Paris, il en e; fait, en 1899, 21.000 placements à deme»

total, celui du X" arrondissement figure celui du VI" pour 3.740, ce qui réduit tingent des 16 autres. Dans les dépari reaux réalisent annuellement de 6.000 ments; les plus forts contingents so Montpellier (3.670), Narbonne [2.000; Lyon (700), Nancy (600).

Le nombre des placements est bien a dérable dans les syndicats professioni loi du 21 mars 1884, le nombre de ces ai mente d'année en année et concurremm' des placements gratuits elTcctués par lei 11 n'a pas été possible d'obtenir des assez complets pour que la récente en préciser le nombre; il est certainemen Voici le résumé des chiffres relatifs à i

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:n Autriche qu'a été élaboré le preen vue d'une organisation nationale lelle. L'Office du travail de Vienne a qui a reçu l'approbation du Conseil lil '. Ce projet attend le moment ou >nt le loisir de l'examiner.

)ureaux payants sera soumise à l'auque les sociétés charitables, associa- Iles et communes ne seront tenues éclaration. Toutes les villes de plus

ùliée par le minisiêre d i.8S8 bureaux *- ■ -' nls, répartis c<

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sion, entre les ouvriers. Tandis les ateliers une proportion à peu de travailleurs constamment oc atteints d'autant plus fortemei travail ; ce sont les ouvriers inl comme on dit en Angleterre, qui

1. Report oftbe Bureau of Labour ttati Tabulalion of the Ualement madtby mead ofLondon in marcli iSS7. —Enquête des Iravail, Bruxelles, janvier 1899.) — Burea mand : recensement profesaionnel du 1* population du i décembre iSKi. — Rec< mars 1896. {BulMin de l'Office du Travai

i. Carol Wright^ j4niiua{ reparti ofthe de, Ion, 1S9I and foll. — Charle» fiooTu, Labou don. vol. a.

3. C'est ce que Karl Han appelle ■ la rë< vall -, en altribuani à son eiisteiicc 1'

économiques out temps • i v. II, cb. M.;

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s de feu ou des exlras de quelques jours, urnaliers, hommes de peine, débardeurs, iorts, qui chôment, en moyenne, un jour iir trois, suivant les saisons.

crise survient, ces deux catégories de 'nissent de nombreuses recrues à l'armée ont nous nous occupons dans ce travail, réserves sont vite épuisées; ils mendient tent sur place et s'efforcent de suppléer isance de ressources; s'ils se déplacent rcher ailleurs l'emploi qui leur fait détarticulièrement exposés à prendre goût iive et à devenir des vagabonds profes-

ours de leurs déplacements, ces voyaessources ont forcément recours à la mandent la nourriture et le coucher aux

qu'ils rencontrent, et les cultivateurs 'er ces hôtes importuns, de peur de s'exncendier leurs meules ou empoisonner

accorde le pain, parfois la soupe, et une mit dans la grange à foin, en ayant soin nise du tabac et des allumettes. Dans ss importantes, ces demandes sont assez Lr qu'on ait aménagé un local spécial

lement, ce sont les communes qui se sont ganiser des abris dans le but de dés ressortissants de ces visiteurs incomfort rudimen

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nant plus du violon que de l'asile de nuit, lis consistent en une chambre blanchie à la chaux, n vent d'autre ouverture que la porte, où on la paille, pêle-mêle. On ne rencontre qu'a ment deux salles spéciales pour assurer la des sexes *, et l'installation des lits de cam une exception. La surveillance de l'abri esl garde champêtre qui se contente généraleme le soir la porte à clef et de venir la rouvrir ai

Cette organisation sommaire n'est pas si ter des dangers. Il y a quelques années, à (Eure-et-Loir), un hospitalisé mit le feu àl fumant et fut asphyxié et brûlé, parce qu'i faire entendre. Ailleurs, des maladies conta été propagées par des individus qui ont c cessivement dans des abris dont la paill contaminée par un malade. Une enquête permis à MM. les docteurs Netter et Thoi terminer la marche de l'épidémie de typh matique qui, en 1893, a coûté la vie à l'ab fondateur de l'Asile de nuit d'Amiens, et i ployés de celui de la rue de Tocqueville,

La direction de l'Assistance et de l'Hygièn au ministère de l'intérieur s'est préoccupée et a fait procéder à une enquête sur le nombi nisation des abris ruraux et asiles de nuit, teur Drouineau, inspecteur général des ser nistratifs, s'est chargé de dépouiller les données par l'enquête et d'en tirer les co

1. Dans la Somme, par eiem|)le, sur 334 abria, !4l n'c local et Ï31 seulement sont munis de lits de camp.

a. Voir la commuDication de M. le ducieur Tisun au Ci Boclalion trantaise, tenue A Caen en ISiKi : Du rôle des roi gabonds dans la diaséminalion des maladies eonlagieiai

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