‹ Méningisme dans la fièvre typhoïdeChapitre 3 sur 21 · INTRODUCTION · texte numérisé non relu

INTRODUCTION

La communication de M. Dupré sur le méningisme venait d’être faite à peine, au Congrès de médecine interne de Lyon (1), lorsque M. le professeur Grasset publia dans le Montpellier médical (2), une leçon clinique sur un cas de méningisme au cours d’une fièvre typhoïde anormale. La lecture de ce travail nous à sugoéré l'idée de cette thèse.

Il nous à paru qu'à côté de l'étude l’ensemble de M. Dupré, il y avait place pour une monographie du méningisme typhique.

Ce n’est pas que nous espérions apporter quelque notion nouvelle : dire du nouveau en matière de fièvre typhoïde est chose difficile, sinon impossible, tant le sujet a été fouillé par tous les cliniciens. Depuis longtemps on connaît d’ailleurs ces formes paradoxales de méningites typhiques où la lésion est dissociée du syndrome.

Notre seul but dans ce modeste travail est de rappeler l’attention sur ces cas singuliers qui intéressent au plus haut point le clinicien, au double point de vue du diagnostic et du trai-

tement.

(1) Octobre 1894.

(2) Année 1895, n° 4 et 5. — Méningisme dans le cours d'une fièvre typhoïide à marche anormale. — Erreur de diagnostic. — Autopsie.

Si nous avons contribué à garder présente à l’esprit de nos

lecteurs, comme nous l’avons nous-même, cette notion que le syndrome méningitique, évoluant au cours d’une dothiénentérie, n’est souvent que du méningisme, c’est-à-dire une maladie sans lésions qu'on doit traiter et qui peut guérir — nous croirons n'avoir pas fait œuvre inutile.

Il nous reste, avant d'aborder notre étude, à remercier M. le professeur Grasset qui a bien voulu nous autoriser à nous inspirer de sa publication, et à adresser l’expression de notre sincère gratitude à M. le professeur Carrieu, qui nous fait honneur de présider notre soutenance.

Nous y ajouterons l’assurance de notre profonde reconnaissance pour tous nos Maîtres de la Faculté de Montpellier, à qui nous devons notre instruction médicale.

Nos meilleurs remerciements enfin à M. J. Cavalié et à M. H. Villard, interne des hôpitaux de Montpellier, qui nous

ont communiqué chacun une observation.

DU MENINGISME

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