‹ Méningite otogène: à forme foudroyanteChapitre 32 sur 33 · CONCLUSIONS · texte numérisé non relu

CONCLUSIONS

1° La méningite otogène a presque toujours une évolution rapide ; dans certains cas, elle peut aboutir à la mort en moins de 24 ou 48 heures et mérite alors le nom de foudroyante.

2° Des conditions encore mal connues influent certainement sur cette évolution foudroyante. Nous n'avons pu en retrouver dans la littérature que 16 observations, sans compter les cas post-opératoires, dont la plus ancienne remonte à 1907, alors que notre contribution personnelle est de cinq cas inédits que nous devons à MM. Lannoïis, Sargnon, Chavanne et Albertin.

3° Ces cinq cas ont tous été observés dans le milieu militaire, et dans l’espace de quelques mois, de sorte qu'on ne peut s'empêcher d'évoquer Finfluence des mauvaises conditions hygiéniques dans lesquelles se

Re sont trouvés certains corps de troupe au cours de cet hiver.

On peut quelquefois supposer une infection massive et hypervirulente des méninges par lintermédiaire de déhiscences congénilales, d’un traumatisine ou d’un acte opératoire.

4° Anatomiquement, les méninges réagissent par une suppuralion discrète, mais nettement diffuse.

5° Les symptômes sont ceux de toutes les méningites aiguës généralisées. Ils se caractérisent par la brusquerie de leur apparition, par leur gravité dès le début, et par la rapidité de leur succession. Il arrive que la maladie n’est foudroyante qu'en apparence et qu'il s'agit d’une méningite brusquement extériorisée, après avoir évolué sous une forme latente.

6° Le diagnostic ne présente de difficultés sérieuses qu'avec la méningite cérébro-spinale épidémique. H ne peut être fait catégoriquement que par la bactériologie qui, au lieu de méningocoques, révélera du streptocoque, du pneumocoque, ou du staphylocoque.

7° Lorsque commence une méningite otogène, on ne peut jamais prévoir d’une façon certaine quelle sera son évolution. Il faut donc toujours tenter aussitôt que possible un traitement médical (grands bains chauds, ponctions lombaires répétées) et chi-

__ rurgical. Ce dernier consistera à ouvrir largement le foyer originel de l'infection et à drainer les espaces sous-arachnoïdiens. On préférera à l’incision cru- ciale de la dure-mère, les simples mouchetures recommandées par M. le professeur Lannois, qui ont

. les mêmes avantages, sans en avoir les inconvénients.

Le Président de la Thèse, LANNOIS. pe Vu !

=." Le Doyen, :

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