III. — Causes prédisposantes
S'il n’est pas rare de voir la méningite foudroyante compliquer l’otite en apparence la plus bénigne, il est également habituel de la voir survenir chez des individus vigoureux, sans passé pathologique digne d'attirer l'attention. Mais, quelquefois aussi, on note des circonstances qui ont pu favoriser la marche rapide de l'infection.
Un sujet peut être prédisposé par des antécédents nerveux héréditaires ou acquis. Wicart insiste particulièrement sur l'influence de l’éthylisme et, d’une façon générale, sur toutes les causes qui sont capables de diminuer la résistance du cerveau et des méninges. Lüwy et Frey font jouer un rôle prépondérant au diabète qui vient compliquer si gravement les suppurations. J
La fréquence des cas foudroyants que nous avons rencontrés parmi les militaires est évidemment en rapport avec les conditions d'hygiène défectueuse qu'ont parfois à subir les corps de troupe.
L'âge n'est pas sans importance. Le plus grand
DRE nombre de nos observations concerne des individus de 20 à 5o ans. Deux cas sont survenus à 6o ans, un à 16 ans, et un chez une petite fille de dix-huit mois. Il y a, en outre, une prédominance très apparente en faveur du sexe masculin.
L'otite, cause de la méningite, est souvent déjà elle-même secondaire à une maladie infectieuse. La orippe est celle qu'on constate le plus communément.
Jusqu'ici, nous n'avons parlé que de prédispositions d'ordre général. Il en est d’autres d'ordre local, que nous ne ferons que signaler ici, parce qu’elles ont surtout une importance pathogénique. Nous voulons parler des malformations congénitales des cavités péri-auriculaires, et des traumatisnies survenant accidentellement ou par suite d’une intervention chirurgicale.
Adi