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demment, les accidents disparaissent immédiatement, et, en quelques minutes, la malade à repris son état habituel.
Dans la nuit, la situation paraît s’aggraver, la malade est demicomateuse, la déglutition devient pénible.
Le 30 avril, nous pratiquons une nouvelle injection intra-rachidienne de sérum. Mais nous prenons soin préalablement de praliquer une injection d'épreuve intraveineuse suivant la méthode de M. Besredka. Nous pratiquons une injection intraveineuse de 4 cent. cube d'une solution à 4 p. 10 de sérum antiméningococcique; quatre minutes plus tard, on injecte 5 cent. cubes de cette dilution; deux minutes après, troisième injection de 15 cent. cubes, suivie au bout de deux minutes d'une quatrième injection intraveineuse de 25 cent. cubes de la même dilution. Aussitôt après la première injection, la face devient rouge, les pupilles se dilatent légèrement, la respiration et le pouls sont un peu plus rapides ; mais tous ces symptômes très légers disparaissent après quelques minutes, et, somme toute, cette injection d’épreuve est bien tolérée. Aussi, trente-cinq minutes après, nous injectons dans le rachis 30 cent. cubes de sérum antiparaméningococcique, après avoir retiré une égale quantité de liquide. On ne constate, cette fois, aucun accident important, on observe seulement une légère dilatation pupillaire, quelques fausses respirations qui disparaissent en quelques instants.
. La situation paraît un peu moins grave; la malade est un peu plus consciente, la déglutition se fait mieux, les symptômes thoraciques sont moins marqués. Cette amélioration légère persiste le 1°" mai. ! Mais, le 2 mai, la malade est de nouveau dans un état alarmant, plus abattue, la respiration s'accélère, le corps est couvert de sueur. Le 3 mai, on pratique une nouvelle injection de 30 cent. cubes de sérum:antiparaméningococcique ; bien qu’on n'ait pas eu recours à la méthode de Besredka, cette injection ne détermine, cette fois, aucun accident. Mais l'aggravation constatée la veille s'accentue : la malade est demi-comateuse, avale très difficilement, la respiration est très rapide, le pouls imperceptible, la face cyanosée, les sueurs sont profuses: une escarre fessière est apparue. Vers 4 heures du soir, la malade tombe dans le coma; à 6 heures, elle entre en agonie et succombe à 9 h. 20.
Etude bactériologique.
Etude des caractères morphologiques. — Dans les liquides céphalorachidiens, les microbes sont peu nombreux, 5 ou 6 par champ d'immersion, pour la plupart extra-leucocytaires; ce sont des cocci en grain de café unis en diplocoques.