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OBs. 4.
Nous donnons encore une observation rapportée par M. Wipar dans Sa communication du 24 juillet 1942 à l’Académie de médecine. Elle est intéressante à plusieurs points de vue; elle montre que de nombreuses méningites à paraméningocoques ont été méconnues, . que le sérum antiméningococcique échoue dans ces cas; elle montre enfin la stricte spécificité d’un sérum contre une infection déterminée.
On à observé, en ces dernières années, un certain nombre de cas de méningite cérébro-spinale qui, malgré des injections répétées de sérum antiméningococcique, se son! terminées par la mort, sans qu'à aucun moment une sédation ait pu être notée. La plupart de ces cas devaient relever du Paraméningocoque. J'ai le souvenir d’un homme de quarante ans, Mécanicien, entré dans mon service au quatrième Jour d’une Méningite qui l'avait pris brusquement par une céphalée pendant qu’il conduisait son automobile. Il présentait le tableau clas-’ sique de Ja méningite cérébro-spinale et un germe ayant tous les Caractères du méningocoque avait été isolé du liquide céphalorachidien. La Sérothérapie antiméningococcique fut immédiatement instituée et en seize jours le malade reçut 150 cent. cubes de sérum répartis en huit injections. L'état général ne fut en rien influencé par une telle intervention. Les Symptômes méningés ne firent que s’aggraver. Le délire s'installa en permanence et le malade mourut dans le coma dix jours après son entrée dans nos salles. Une ponction lombaire faite deux jours avant la mort, avait permis de retirer un liquide Céphalo-rachidien encore peuplé en abondance de méningocoques. On était en 1909, à une époque où l'on ne connaissait encore que le Méningocoque légitime. En réfléchissant rétrospectivement à ce cas, nous ne pouvons nous empêcher de penser qu'il devait s'agir d’un de ces cas de paraméningococcie que guériraient actuellement les injections de sérum anliparaméningococcique de Dopter.
Oss. 5 de Carnor et P.-L. Marie, 27 janvier 1911.
Il s’agit ici d'un cas de PUTPUrà à paraméningocoques. Nous ne donnons ici que l'étude bactériologique de ce cas.
Examen direct du Sang : Aucun microbe sur les lames.
Culture du san{ : ensemencement le 241 Septembre de 20 cent. cubes de sang, prélevés asepliquement au pli du coude, dans 250 cent. cubes d’eau peptonée. É
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Le surlendemain, on constate qu'un microbea poussé abondamment en culture pure.
Morphologie : Par sa forme, ce germe est identique au méningocoque de Weichselbaum. C’est un diplocoque réniforme non encapsulé, souvent groupé en tétrades, immobile, qui ne prend pas le Gram.
Cultures : En bouillon ascite, développement lent à la partie supérieure d'un léger trouble, puis, en quelques jours, tout le bouillon est envahi et un dépôt blanchâtre peu abondant se sédimente.
Sur gélose simple, le premier passage est suivi d'un développement assez abondant de petites colonies translucides. Les passages ultérieurs échouent.
Sur gélose ascite, développement abondant, en trente heures de colonies opalines, identiques à celle du méningocoque.
De nombreux passages sur ce milieu n’ont pas modifié la vitalité du germe.
Ce microbe, par sa morphologie et ses caractères culturaux, rappelait absolument le méningocoque de Weichselbaum; mais nombreuses sont les espèces voisines de ce germe. L'identification d’un diplocoque pathogène appelle aujourd’hui des recherches plus précises, en partieulier, l'épreuve de la fermentation des sucres et des réactions biologiques d'agglutination. M. Dopter, dont la compétence à ce sujet est reconnue par tous, a eu l’amabilité de bien vouloir exécuter ces recherches délicates et nous a communiqué la note suivante :
« Le germe (provenant du premier passage sur bouillon ascite) présente les caractères de fermentation sucrée du méningocoque; sans action sur le lévulose, il fait fermenter le maltose est le glucose : mais il n’est pas agglutiné par un sérum antiméningococcique agglutinant le méningocoque à 1'p. 750. Des passages successifs sur milieux de laboratoire n’ont pu arriver à lui conférer d'agglutinabilité.
« Son extrait autolytique, par addition de deux gouttes d’antisérum, donne un léger précipité, mais beaucoup moins marqué que l'extrait d’un méningocoque type, pris comme témoin. Enfin, vis-à-vis du même antisérum, la réaction de fixation est positive.
« L'étude de ce germe poursuivie en le mettant en présence du sérum d'un malade atteint de méningite cérébro-spinale à méningocoques, sérum agglutinant et sensibilisateur pour ces derniers, montre les particularités suivantes: l'agglutination est nulle, il en est de même de la réaction de fixation; ces deux épreuves furent positives au contraire avec le sérum d’un malade atteint de méningite produite par un germe identique.