CONCLUSIONS
1° A côté des méningites à méningocoques de Weichselbaum, il existe tout un groupe de méningites dues à des germes voisins, pseudoméningocoques et paraméningocoques, dont la connaissance présente un grand intérêt au point de vue diagnostic, pronostic et surtout traitement de ces affections.
% Ces méningites se montrent à l’état sporadique, se développent d’une façon pour ainsi dire autochtone, sans qu'il soit possible actuellement de saisir entre elles un lien étiologique.
3° Ces méningites ont été longtemps méconnues; elles expliquent sans doute un grand nombre d'échecs de la sérothérapie antiméningococcique.
4 Leur symptomatologie ne diffère guère de celle de la méningité cérébro-spinale à méningocoque vrai. Le diagnostic est avant tout un diagnostic de laboratoire. Il exige des manipulations parfois longues et difficiles, mais indispensables. Nous
ne saurions les résumer ici.
5 Ces méningites doivent être traitées par un sérum spécifique, répondant au microbe en cause, et non par un sérum
polyvalent.
6° Les méningites à méningocoque vrai étant les plus fréquentes, dans l'attente des résultats bactériologiques, il
à a Re
faudra commencer par injecter du sérum antiméningococcique ordinaire.
1° Les recherches ultérieures devront tendre à trouver des procédés de diagnostic rapide permettant d'injecter le plus précocement possible le sérum spécifique.
Le Président de la thèse, ROGER.
Vu :
Le Doyen, D. LANDOUZY.
Vu et permis d'imprimer :
Le vice-recteur de l'Académie de Paris, L. LIARD.