PFEIFFER
Un certain nombre d'auteurs allemands (Pfeiffer, Ghon, Gehle, etc...) avaient décrit dans les affections respiratoires des.
diplocoques ne prenant pas le Gram et assez analogues morphologiquement au 8onocoque. C’est le micrococcus catarrhalis qui à été particulièrement étudié en France par F. Bezançon et IL. de Jong, qui en ont bien indiqué les caractères dans une communication faite à la Société médicale des hôpitaux en 1905.
Aspect microscopique. — Ces sermes sont ordinairement.
groupés en diplocoques, quelquefois en tétrades, mais jamais en chaînettes. Ils sont ordinairement contenus dans les leucocytes.
Ces microbes sont strictement Gram négatifs. Si bien qu’une -
Préparation de catarrhalis ressemble à s'y méprendre à une
préparation de pus blennorragique. Ces microbes ne possèdent
pas de mouvements propres.
Cultures. — Bezancçon et de Jong en donnent les caractères :
suivants : « Microbe aérobie se développant à 22 degrés, poussant sur les milieux usuels, donnant sur gélose des colonies épaisses, adhérentes, blanchâtres et arrondies au début, qui en vieillissant brunissent par leur centre qui se surélève {et semble s’entourer d'une collerette irrégulière translucide, d'aspect moiré quand on l’examine à la loupe. [1 ne liquéfie pas la gélatine, trouble le bouillon avec un dépôt pulvérulent, ne coagule pas le lait. »
Pfeiffer attire l'attention sur ce fait que le bord des colonies est irrégulier, et comme « mangé » (angefressen).
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L'examen des cultures montre des diplocoques non encapsulés en grains de café, fréquemment en amas, souvent en réseaux comme le staphylocoque et se décolorant toujours nettement par la méthode de Gram.
Le Müicrococcus catarrhalis ne fait fermenter aucun des sucres ordinairement employés. C’est là un caractère primordial.
Pouvoir pathogène. — Ce microbe, chez l'homme, cause surtout des maladies des voies respiratoires. Certains auteurs l'ont signalé dans le pus des méningites. Nous n'avons pu recueillir aucune observation de méningite à catarrhalis, et Lingelsheim dit « ne l'avoir jamais rencontré dans le liquide de ponction des méningites, et, d'autre part, n'avoir jamais trouvé dans la littérature médicale une observation certaine de méningite causée par ce germe ». Si nous avons décrit ici ce microbe, c'est qu'il est l'hôte le plus important et le plus constant du rhino-pharynx de l'homme, qu'il y a été trouvé chez des sujets atteints de méningite et qu'il paraît probable que le catarrhalis sera trouvé comme agent de méningite.
Chez les animaux, le catarrhalis est peu pathogène pour la souris blanche, le chien et le cobaye; pour tuer ces animaux, il faut des injections massives et intrapéritonéales (Dunn et Gordon).
Diplococcus pharyngis siccus.
Ce microbe a été observéisolé. Ses meilleurs milieux de culture sont la gélose au sang et la gélose-sérum. Il est remarquable par ce fait que ses colonies sont sèches, résistantes au prélèvement; ses colonies sont profondément sillonnées, elles ont un diamètre d'environ 3 millimètres: il est impossible de les émulsionner dans des liquides, et ce caractère les différencie des colonies du méningocoque qui s'émulsionnent très facilement. Les. préparations montrent de petits diplocoques, de dimensions inégales, Gram négatifs. Le D. siccus fait fermenter : glucose, lévulose el maltose. Et ce caractère sert à le différencier surtout d’autres
TOMO UE pseudoméningocoques, Car ses Caractères culturaux suffisent , généralement à le distinguer du méningocoque vrai.
Micrococcus pharyngis cinereus.
Se présente sous la forme de petites colonies, de 1 millimètre à 1 millimètre 5 de diamètre, arrondies, grises ou blanchâtres. Au faible grossissement, elles paraissent brunes, à bords lisses, granuleuses. Sur les Préparations, ce sont des gros cocci, Gram négatifs en diplocoques ou en amas. Ce germe pousse sur gélose ordinaire, ainsi que sur gélatine à la température du laboratoire.
Diplococcus pharyngis flavus I.
Ce microbe a été trouvé plusieurs fois par Lingelsheim comme seul agent pathogène chezles malades atteints d’influenza . Ses colonies, d’une taille de 2 à3 millimètres, sont arrondies, peu élevées, transparentes, d'un Jaune verdâtre. Les cultures en tube incliné ont une teinte jaune clair, Elles s'émulsionnent bien dans une Soutte liquide qui prend la teinte précédente. Le D. flavus 1 pousse sur gélose ordinaire. Les Préparations monirent des cocci ressemblant à s'y méprendre à ceux du méningocoque; ils sont Sram-négalifs; il existe aussi de rares tétrades dont les éléments ont une faille différente des grains isolés. R
Diplococcus pharyngis flavus II.
Il est morphologiquement semblable au Calarrhalis, mais il en diffère cependant Par Sa propriété de produire un pigment jaune dorésurles milieux nutritifs au sang ou sur le Sérum de - Lœffler. La teinte jaune est surtout visible sur les cultures inclinées. L'émulsion est très difficile. Dans les préparations colorées et surtout dans celles de première génération, on voit des diplocoques très petits, mais qui augmentent de taille dans les générations suivantes. Comme Je M. Catarrhalis, ce diplo-