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coque donne, sur gélose ascite, des colonies opaques et compactes.
Ces deux flavus présentent une même réaction de fermentation des sucres. Ils font fermenter : glucose, lévulose, maltose. Ils ne sont pas agglutinés du tout par les sérums spécifiques. Ces deux réactions, fermentation des sucres et épreuve des sérums spécifiques, sont les plus importantes pour l'identification de ces germes.
Diplococcus pharyngis flavus II.
Ce germe est celui qui se rapproche le plus du méningocoque de Weichselbaum. Ses cultures sont rondes, peu élevées; elles sont délicates et visqueuses comme celles du diplocoque de Weichselbaum, mais, à un faible grossissement, elles ont un aspect granuleux et surtout elles ont une coloration spéciale, une teinte jaune, parfois d’un beau jaune d’or, parfois d’un jaune un peu terne, un peu gris. L'émulsion dans l’eau physiologique est légèrement jaunâtre. Ce germe pousse faiblement sur gélose. Sur les préparations colorées, on voit des diplocoques gram-négatifs semblables à ceux du méningocoque, mais sans tétrades. On voit que la distinction peut être difficile entre ces germes et le méningocoque de Weichselbaum, d'autant plus que certains méningocoques authentiques peuvent présenter une pigmentation assez analogue à celle du flavus; ici encore l’agglutination avec les sérums préparés usuels permettra ordinairement de trancher le diagnostic.
Diplococcus mucosus.
Colonies abondantes, de 3 à 4 millimètres, rondes, un peu confluentes, d’un gris transparent. Dans les préparations, il est en diplocoque, parfois en tétrades. Il est Gram-négaif. Il pousse abondamment sur gélose ordinaire et sur gélatine solide. Il est strictement aérobie.
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Le Gonocoque (Gonococcus Neisseri).
1° Aspect microscopique. — Sur les préparations directes le gonocoque se présente sous Ja forme de petits grains ayant l'aspect de reins ou de haricots, tandis que les méningocoques ressemblent plutôt à des grains de café. Ces gonocoques ont un diamètre qui varie de 068028. Ils sont ordinairement réunis eu diplocoques et les éléments accouplés se regardent par leur face concave : quelquefois, on trouve des groupements en amas, Mais jamais de chaïinettes. Ils sont inclus dans les leucocytes et les classiques considèrent que « cette inclusion du gonocoque dans les cellules constitue une des caractéristiques du microbe » (Besson).
Le gonocoque est strictement Gram-négatif.
2° Caractères culturaux. — La même fragilité caractérise le gonocoque et le méningocoque. Il est difficile de cultiver le gonocoque sur gélose simple. D'après Pissavy et Stevenin, les colonies sur gélose sont rares, très espacées et transparentes. Au contraire, le méningocoque de Weichselbaum peut donner, à la surface de la gélose, des colonies très nombreuses, confluentes et opaques. Au premier ensemencement, il ne pousse bien que sur gélose ascite ou sur des milieux contenant une notable proportion d’albumine; sa faible vitalité exige des repiquages très rapprochés.
Le gonocoque est strictement aérobie.
Les colonies sur gélose ascite diffèrent peu de celles du méningocoque. Cependant Koch indique les caractères suivants : « Les colonies de gonocoques sont petites, punctiformes, transparentes, grisâtres, à bords sinueux: elles atteignent au bout de quelques jours le volume d'une tête d’épingle; elles s'émulsionnent moins facilement dans les liquides que les colonies de méningocoques : celles-ci sont plus volumineuses, surélevées, et s’'émulsionnent avec la plus grande facilité. Les cultures de gonocoques en bouillon forment un dépôt plus ou moins abondant au fond du tube et le liquide reste presque clair, tandis qu'avec le méningo-
coque, le bouillon est plus uniformément troublé. » Netter et Debré notent : « que les colonies de gonocoque sont plus petites, moins régulièrement arrondies et un peu moins visqueuses que les colonies de méningocoque ».
Mais on peut avoir à ensemencer non plus le pus provenant de l’urètre, ou le liquide céphalo-rachidien, mais le sang du malade. Cette hémoculture est soumise à certaines règles qui ont été bien indiquées par Faure-Beaulieu dans sa thèse :
Ici, comme dans toute hémoculture du reste, il est nécessaire d'ensemencer largement. On ne peut se servir des milieux usuels : le fait que le microbe pousse sur les milieux appropriés et ne pousse pas ou pousse très mal sur les milieux ordinaires, est un argument excellent. Il s’agit bien de gonocoques. Les milieux sur lesquels le gonocoque est cultivable sont des milieux contenant de la sérosité.
Aux milieux solides, Faure-Beaulieu préfère les milieux liquides : le bouillon-ascite réparti dans de grands ballons, en quantité de 400 à 500 cent. cubes.
Une fois le sang ensemencé dans ce milieu, on peut déceler le gonocoque de deux manières :
« 4° Prochaska, Unger, Diggelmann attendent plusieurs jours (3 en moyenne) que se développe sur la surface du bouillon une pellicule mince, légèrement moirée; puis ils examinent au microscope cette pellicule, voient qu'elle est formée de diplocoques analogues au gonocoque, et la repiquent sur gélose ascite ou sang gélosé pour surveiller la formation de colonies gonococciques caractéristiques. Il nous semble qu'il y à un certain inconvénient à laisser si longtemps le bouillon ensemencé à lui-même, car si des microbes étrangers se sont glissés au moment de l’ensemencement, ils risqueront d'étoulffer le gonocoque.
« 2° Nous avons imaginé une variante à ce procédé et qui consiste, après avoir laissé à lui-même le bouillon ensemencé pendant seulement vingt-quatre heures, à le réensemencer en Surface sur gélose ascite, sans attendre la formation d'une pellicule, ni que des diplocoques soient décelables par examen direct du
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bouillon. En quarante-huit heures nous avons eu par ce procédé des colonies typiques de 80n0Coque. » — (Faure-Beaulieu).
Il y a lieu de remarquer que l’hémoculture du gonocoque
ne réussit pas toujours, indépendamment de toute question technique. C'est qu’en effet il semble que : « Ja bactériémie 80n0Coccique ne soit pas un fait continu et constant dans chaque Cas, mais se fasse sous forme de décharges de microbes ». — (Faure-Beaulieu).
: 3° Inoculation aux animaux. — Elle ne donnera pas beaucoup de renseignements. Pissavy et Stevenin avaient indiqué, dans un mémoire sur les complications médullaires de la blennorragie présenté à la Société médicale des hôpitaux (1 907), le Caractère différentiel suivant. Inoculé dans la plèvre d’une souris, le méningocoque détermine une pléurésie mortelle, caractérisée par la production d’un épanchement abondant très épais, glaireux, sanguinolent. Quand le gonocoque arrive à faire succomber la souris après injection intrapleurale, on ne constate pas alors de pleurésie: l'épanchement spécial hémorragique fait défaut; il n’y a pour ainsi dire point de réactions locales. La majorité des auteurs considère actuellement que : «l’action pathogène sur les animaux de laboratoire est très voisine pour les deux germes et le gonocoque n'est pas d’une virulence plus constante que le méningocoque ».
Comme on le voit, le méningocoque et le Sonocoque présentent entre eux la plus grande similitude. |
Pour les différencier, outre les Caractères morphologiques et culturaux que nous avons indiqués, outre l'épreuve de la fermenlation des sucres qui n’a pas toujours une grande valeur, il faudra rechercher avec soin les réactions humorales telles que précipitation, agglutination, épreuve de l'absorption des agglutinines que nous étudierons dans un chapitre d'ensemble.
Le microbe de Still.
C'est le microbe qui à été décrit par Still comme agent de la “ méningite basale postérieure ». Doit-il être identifié au ménin-
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gocoque de Weichselbaum ? ou doit-il être décrit comme un germe voisin , pseudo ou paraméningocoque? Nous allons envisager les opinions de différents auteurs sur ce sujet.
Lee et Barlow (St. Bartholomew Hospital Rep. XIV, 1878) éludièrent pour la première fois une forme particulière de méningite à laquelle ils donnèrent le nom de « simple posterior basic meningitis ». Il s'agissait d'enfants de moins de deux ans qui présentèrent un syndrome morbide essentiellement caractérisé par la projection de la tête en arrière (opisthotonos cervical) et accessoirement par de la raideur des membres, parfois des convulsions, de la fièvre. Souvent terminé par de l’hydrocéphalie, ce syndrome clinique se compliquait souvent de lésions oculaires. Cette forme particulière de méningite fut particulièrement encore étudiée en Angleterre par Lee et Barlow (Syst. of. med. de Chjfort Albutt, 1898).
Cette maladie est causée par un diplocoque que Still (Journ. of pathology, 1898) à isolé T fois sur 8 cas. L'étude bactériologique de ce germe a été entreprise de nouveau dans le laboratoire de Flexner par M'° Martha Wollstein (Etude comparative des diplocoques de la méningite cérébro-spinale et des diplocoques de la méningite basale postérieure (Jour. of Experimental med. 1909). Ce microbe se présente de la facon suivante : Diplocoques isolés, parfois en amas, jamais en chaïnettes; grande ressemblance avec le gonocoque; les diplocoques présentent des différences de taille dans les cultures et les exsudats, Ces cocci sont strictement gram-négatifs aussi bien dans le culot de centrifugation du liquide de ponction que dans les préparations provenant de cultures ou d'organes d'animaux inoculés.
Cultures. — Ce mibrobe pousse bien et facilement sur gélose au sang ; sur gélose inclinée, la culture « abondante montre des colonies d’un blanc grisâtre, régulières, possédant un reflet légèrement métallique par dessiccation » (M”° Wollstein). Le microbe pousse mieux dans le bouillon que le méningocoque, le lait n'est pas coagulé ; la croissance est nulle sur gélatine et sur pomme de terre. Le microbe ne pousse pas à la température ordi. naire.