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Le Gonocoque (Gonococcus Neisseri).
1° Aspect microscopique. — Sur les préparations directes le gonocoque se présente sous la forme de petits grains ayant l'aspect de reins ou de haricots, tandis que les méningocoques ressemblent plutôt à des grains de café. Ces gonocoques ont un diamètre qui varie de 06 à 08. Ils sont ordinairement réunis en diplocoques et les éléments accouplés se regardent par leur face concave; quelquefois, on trouve des groupements en amas, mais jamais de chaïînettes. Ils sont inclus dans les leucocytes et les classiques considèrent que « celte inclusion du gonocoque dans les cellules constitue une des caractéristiques du microbe » (Besson).
Le gonocoque est strictement Gram-négatif.
20 Caractères culturaux. — La même fragilité caractérise le gonocoque et le méningocoque. Il est difficile de cultiver le gonocoque sur gélose simple. D'après Pissavy et Stevenin, les colonies sur gélose sont rares, très espacées et /ransparentes. Au contraire, le méningocoque de Weichselbaum peut donner, à la surface de la gélose, des colonies très nombreuses, confluentes et opaques. Au premier ensemencement, il ne pousse bien que sur gélose ascite ou sur des milieux contenant une notable proportion d’albumine; sa faible vitalité exige des repiquages très rapprochés.
Le gonocoque est strictement aérobie.
Les colonies sur gélose ascite diffèrent peu de celles du méningocoque. Cependant Koch indique les caractères suivants : « Les colonies de gonocoques sont petites, punetiformes, transparentes, grisâtres, à bords sinueux; elles atteignent au bout de quelques jours le volume d’une tête d’épingle; elles s’émulsionnent moins facilement dans les liquides que les colonies de méningocoques; celles-ci sont plus volumineuses, surélevées, et s’'émulsionnent avec la plus grande facilité. Les cultures de gonocoques en bouillon forment un dépôt plus ou moins abondant au fond du tube et le liquide reste presque clair, tandis qu'avec le méningo-
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coque, le bouillon est plus uniformément troublé. » Netter et Debré notent : « que les colonies de gonocoque sont plus petites, moins régulièrement arrondies et un peu moins visqueuses que les colonies de méningocoque ».
Mais on peut avoir à ensemencer non plus le pus provenant de l’urètre, ou le liquide céphalo-rachidien, mais le sang du malade. Cette hémoculture est soumise à certaines règles qui ont été bien indiquées par Faure-Beaulieu dans sa thèse :
Ici, comme dans toute hémoculture du reste, il est nécessaire d'ensemencer largement. On ne peut se servir des milieux usuels ; le fait que le microbe pousse sur les milieux appropriés et ne pousse pas ou pousse très mal sur les milieux ordinaires, est un argument excellent. Il s’agit bien de gonocoques. Les milieux sur lesquels le gonocoque est cultivable sont des milieux contenant de la sérosité.
Aux milieux solides, Faure-Beaulieu préfère les milieux liquides : le bouillon-ascite réparti dans de grands ballons, en quantité de 400 à 500 cent. cubes.
Une fois le sang ensemencé dans ce milieu, on peut déceler Le gonocoque de deux manières :
« 1° Prochaska, Unger, Diggelmann attendent plusieurs jours (3 en moyenne) que se développe sur la surface du bouillon une pellicule mince, légèrement moirée; puis ils examinent au microscope cette pellicule, voient qu’elle est formée de diplocoques analogues au gonocoque, et la repiquent sur gélose ascite ou sang gélosé pour surveiller la formation de colonies gonococciques caractéristiques. Il nous semble qu'il y a un certain inconvénient à laisser si longtemps le bouillon ensemencé à lui-même, car si des microbes étrangers se sont glissés au moment de l’ensemencement, ils risqueront d’étouffer le gonocoque.
« 2° Nous avons imaginé une variante à ce procédé et qui consiste, après avoir laissé à lui-même le bouillon ensemencé pendant seulement vingt-quatre heures, à le réensemencer en surface sur gélose ascite, sans attendre la formation d’une pellicule, ni que des diplocoques soient décelables par examen direct du