‹ MéningitesChapitre 11 sur 58 · MAS · texte numérisé non relu

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bouillon. En quarante-huit heures nous avons eu par ce procédé des colonies typiques de gonocoque. » — (Faure-Beaulieu).

Il y a lieu de remarquer que l'hémoculture du gonocoque

ne réussit pas toujours, indépendamment de toule question technique. C’est qu’en effet il semble que : « la bactériémie gonococcique ne soit pas un fait continu et constant dans chaque cas, mais se fasse sous forme de décharges de microbes ». — (Faure-Beaulieu).

3 Inoculation aux animaux. — Elle ne donnera pas beaucoup de renseignements. Pissavy et Stevenin avaient indiqué, dans un mémoire sur les complications médullaires de la blennorragie présenté à la Société médicale des hôpitaux (1907), le caractère différentiel suivant. Inoculé dans la plèvre d'une souris, le méningocoque détermine une pleurésie mortelle, caractérisée par la production d’un épanchement abondant très épais, glaireux, sanguinolent. Quand le gonocoque arrive à faire succomber la souris après injection intrapleurale, on ne constate pas alors de pleurésie; V'épanchement spécial hémorragique fait défaut ; il n’y a pour ainsi dire point de réactions locales. La majorité des auteurs considère actuellement que : « l'action pathogène sur les animaux de laboratoire est très voisine pour les deux germes ét le gonocoque n’est pas d’une virulence plus constante que le méningocoque ».

Comme on le voit, le méningocoque et le gonocoque présentent entre eux la plus grande similitude.

Pour les différencier, outre les caractères morphologiques et culturaux que nous avons indiqués, outre l'épreuve de la fermentation des sucres qui n’a pas toujours une grande valeur, il faudra rechercher avec soin les réactions humorales telles que précipitation, agglutination, épreuve de l'absorption des agglutinines que nous étudierons dans un chapitre d'ensemble.

Le microbe de Still.

C’est le microbe qui a été décrit par Still comme agent de la « méningite basale postérieure ». Doit-il ètre identifié au ménin-

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