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et la contracture reparaissent, les pupilles se contractent, la cyanose disparaît. L'état n’a nullement été aggravé en apparence par ces accidents.
Le 927, l’état reste aussi grave; le cœur fléchit et l'on doit avoir recours à l'ingestion d’adrénaline (30 gouttes en vingtquatre heures).
Le 29, on pratique une nouvelle ponction lombaire. Le liquide s'écoule goutte à goutte, on en retire 30 cent.
cubes ; on injecte ensuite 30 cent. cubes de sérum antiparaméningococcique. Immédiatementapparaissentles mêmes accidents que nous venons de décrire; leur apparition est plus rapide encore qu'après la ponction précédente et leur intensité est plus grande.
Aussi,immédiatement, une à deux minutes plus tard, nous pratiquons une seconde ponction qui donne encore issue à un jet de liquide à peine teinté en jaune; en quelques instants, on peut en recueillir 50 ce.
cubes. Comme précé-
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demment, les accidents disparaissent immédiatement, el, en quelques minutes, la malade a repris son état habituel.
Dans la nuit, la situation paraît s’aggraver, la malade est demicomateuse, la déglutition devient pénible.
Le 30 avril, nous pratiquons une nouvelle injection intra-rachidienne de sérum. Mais nous prenons soin préalablement de pratiquer une injection d'épreuve intraveineuse suivant la méthode de M. Besredka. Nous pratiquons une injection intraveineuse de 1 cent. cube d'une solution à 4 p. 10 de sérum antiméningococcique; quatre minutes plus tard, on injecte 5 cent. cubes de cette dilution; deux minutes après, troisième injection de 15 cent. cubes, suivie au bout de deux minutes d’une quatrième injection intraveineuse de 25 cent. cubes de la même dilution. Aussitôt après la première injection, la face devient rouge, les pupilles se dilatent légèrement, la respiration et le pouls sont un peu plus rapides; mais tous ces symptômes très légers disparaissent après quelques minutes, et, somme toute, cette injection d’épreuve est bien tolérée. Aussi, trente-cinq minutes après, nous injectons dans le rachis 30 cent. cubes de sérum antiparaméningococcique, après avoir retiré une égale quantité de liquide. On ne constate, cette fois, aucun accident important, on observe seulement une légère dilatation pupillaire, quelques fausses respirations qui disparaissent en quelques instants.
La situation paraît un peu moins grave; la malade est un peu plus consciente, la déglutition se fait mieux, les symptômes thoraciques sont moins marqués. Cette amélioration légère persiste le 1°" mai.
Mais, le 2 mai, la malade est de nouveau dans un état alarmant, plus abattue, la respiration s'accélère, le corps est couvert de sueur.
Le 3 mai, on pratique une nouvelle injection de 30 cent. cubes de sérum antiparaméningococcique; bien qu'on n'ait pas eu recours à la méthode de Besredka, cette injection ne détermine, cette fois, aucun accident. Mais l’aggravation constatée la veille s accentue : la malade est demi-comateuse, avale très difficilement, la respiration est très rapide, le pouls imperceptible, la face cyanosée, les sueurs sont profuses: une escarre fessière est apparue. Vers 4 heures du soir, la malade tombe dans le coma: à 6 heures, elle entre en agonie et succombe à 9 h. 20.
Etude bactériologique.
Etude des caractères morphologiques. — Dans les liquides céphalorachidiens, les microbes sont peu nombreux, 5 ou 6 par champ d'immersion, pour la plupart extra-leucocytaires; ce sont des coccien . grain de café unis en diplocoques.
Le MS
Dans les cultures sur gélose ascite, on trouve des diplocoques en grain de café; de place en place, on voit des formes un peu plus volumineuses. Mais l'aspect est très différent de celui des méningocoques, on ne voit ni les tétrades, niles grandes formes hypercolorées.
Réactions colorantes. — Le microbe se décolore par la méthode de Gram; il est facile à colorer par les couleurs d’aniline; il n'est pas acido-résistant.
Caractères des cultures. — Le milieu de choix est la gélose ascite; les colonies arrondies, légèrement surélevées, grisätres, rappellent celles du méningocoque.
Sur gélose ordinaire, pousse très mal.
Ne pousse pas sur gélatine.
Sur sérum de bœuf coagulé, donne de petites colonies fines, rappelant celles du streptocoque.
Dans le bouillon ascile, on note une culture assez abondante en vingt-quatre heures; le bouillon est trouble.
La culture est très faible sur bouillon ordinaire, sur eau peptonée glucosée.
Le lait n’est pas coagulé, même après ébullition.
Sur pomme de terre et pomme de terre glycérinée, culture à peu près nulle.
Les cultures se font seulement à la lempérature de l’étuve et sur les tubes capuchonnés.
Sur milieu anaérobie (gélose glucosée de Veillon), la culture est peu abondante, mais nette; on n’a pas de colonies sans production de gaz.
Caractères histologiques.
I. Action sur les hydrates de carbone. — Un premier examen, pratiqué le 19 juin, avait montré l'absence complète de fermentation des différents sucres : glucose, maltose, lévulose, mannite, saccharose. La recherche avait été faite sur gélose ascite tournesolée en lubes el en plaques de Petri, ainsi que sur bouillon ascite tournesolé. Des témoins avaient montré qu'aucune cause d'erreur ne pouvait exister; en particulier, un méningocoque type faisant fermenter les milieux glucosés et maltosés.
Un deuxième examen, pratiqué le 25 octobre, a montré une fermentation nette de glucose et de maltose : cet examen répété à 3 reprises a donné les mêmes résultats. Par comparaison avec un méningocoque, on a pu voir que la fermentation sucrée était très légère, les colonies étant à peine rosées alors que, sur les mêmes milieux, les colonies du méningocoque étaient fortement rouges.
Il semble donc que le germe, qui d’abord ne faisait fermenter aucun