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90 Epreuve du péritoine. — Chez le cobaye traité la veille par le sérum antiparaméningococcique, l'injection intrapéritonéale du coccus étudié amène en vingt minutes une bactériolyse incomplète, mais indiscutable. Chez le témoin injecté avec du méningocoque, on ne note aucune bactériolyse.
3° Epreuve de la veine. — Le cobaye inoculé avec le sérum antiparaméningocoque et l’émulsion de notre microbe présente après deux minules une légère angoisse, quelques secousses: mais il se rétablit complètement au bout de dix minutes.
Réactions vis-à-vis du sérum d'un lapin immunisé spécifiquement.
Le lapin a reçu du 17 mai au 10 août des injections progressivement croissante sous-cutanée et intraveineuse du coccus que nous étudions. Il aété saigné le 17 octobre et son sérum non chauffé a servi aux recherches suivantes :
4° Agglutination. — Ce sérum agglutine notre microbe à 1 p. 400, tandis qu’il n’agglutine pas le méningocoque à 1 p. 100.
2 Réaction de précipitation.
3 Epreuve du péritoine. — Chez le cobaye traité par le sérum, l'injection du méningocoque ne provoque aucune bactériolyse, tandis que l'injection de notre coccus amène en vingt-minutes une bactériolyse totale.
4° Epreuve de la veine. — Le cobaye inoculé avec un mélange de 1 cm° de ce sérum et de 1 cm° d'une émulsion épaisse de notre coccus présente, après quelques secondes, de l'angoisse, des secousses, de la dyspnée : il est immobile, le poil hérissé, présente quelques mouvements réflexes (se gratte le cou et les oreilles), puis se déplace avec une extrême difficulté, titubant. Cet état se prolonge pendant deux heures, au bout desquelles l’animal suecombe.
En résumé, le microbe étudié n’est pas un méningocoque, comme le prouvent les réactions agglutinantes, l'épreuve du péritoine et de la veine pratiquée respectivement avec les microbes et les immunisérums correspondants. Il se rapproche beaucoup du paraméningocoque, comme le prouve les façons dont il réagit vis-à-vis du sérum antiparoméningococcique dans les épreuves du péritoine et de la veine. Toutefois, il se distingue du paraméningocoque type par quelques caractères : la coagglutination assez élevée vis-à-vis du sérum méningococcique d’une part, et, d'autre part, le peu d'intensité des réactions vis-à-vis du sérum antiparaméningococcique en opposition avec l’intensité des réactions vis-à-vis de l’immuni-sérum spécifique obtenu chez le lapin. x
Sur les conseils du professeur Lingelsheim, nous donnons
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