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ayant succombé à cette maladie des cocci, le plus souvent isolés, quelquefois en diplocoques et dont les caractères se rapprochent de ceux décrits par les auteurs allemands qui ont surtout étudié la question (Siedamgrotzky, Johne). L'injection subdurale au cheval reproduit la maladie ; les bovidés, le pore, les petits animaux de laboratoire sont réfractaires.
Mais si l'on connaît des faits cliniques de méningite spontanée chez les animaux, on connaît mal, au point de vue bactériologique, les germes en cause. C’est ainsi que, dans l'observation de Weinberg, il y'aurait eu le plus grand intérêt à identifier plus complètement les germes trouvés.
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Il est vraisemblable que l’on trouvera dans ces méningites spontanées des animaux, des microbes voisins du méningocoque, pseudo, ou paraméningocoques bien plutôt que du méningocoque vrai.
Les essais d’inoculation de pseudoméningocoque aux animaux n'ont donné que peu de résultats; il est vrai que cette méthode a été très peu étudiée. |
Flexner, poursuivant des recherches sur l'inoculation du méningocoque au singe, a eu l’idée d’injecter comparativement du M. catarrhalis seul à un singe; il consigne ainsi les résultats de son expérimentation :
Singe n° 28 (Cebus), 12 octobre 1905, 3 heures du soir, injection d'une émulsion de trois cultures de catarrhalis; à 9 heures du soir, l'animal est malade assis dans sa cage; le 13 octobre, à 9 heures du matin, même état ; à 3 heures du soir, l'animal parait très malade et se tient la tête dans les mains; la ponction lombaire donne un peu de liquide contenant des leucocytes et des diplocoques intracellulaires en pelit nombre ainsi que quelques rares cocci libres; ces cocci paraissent plus gros que les diplocoques, quelques-uns sont faiblement colorés. Le 16 octobre, l'animal est amaigri, mais il paraît mieux portant et se tient sur son perchoir ; à 3 heures, on retire par ponction quelques gouttes d’un liquide faiblement trouble contenant quelques leucocytes sans cocci; l'animal ne reprit pas son embonpoint et se
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mit à perdre ses poils. On le trouva mort le 42 février 1906. À l’au-
topsie, on trouva le cerveau et la moelle revenue à l’état normal; on ne trouva ni leucocytes ni cocci et l’ensemencement resta négatif. On ne trouva pas la cause de la mort. Ce singe, comme la majorité des singes, présentait des filaires adultes dans le péritoine et des embryons de filaire dans le sang.
Cette observation on'le voit, est loin d’être concluante; elle est cependant instructive. L'expérimentation sur les. animaux appelle à ce point de vue d'autres recherches.
V. Grysez a présenté à la Société de biologie, en mars 1912, un nouveau procédé de diagnostic de la méningite cérébro-spinale par inoculation intrarachidienne du liquide de ponction au cobaye. Ce procédé est très intéressant, nous en donnons ici la technique : |
Après incision de la peau le long de la colonne vertébrale au niveau des vertèbres lombaires, sur une longueur de ! centim., on accroche avec l’ongle de l'index gauche l’apophyse épineuse qui vient immédiatement au-dessus de celle correspondant à une ligne qui rejoint les deux épines iliaques postérieures et supérieures; se guidant sur cet ongle, on ponctionne avec une aiguille fine à la base de l’apophyse un peu obliquement en bas et en arrière. L'injection doit être faite avec une grande lenteur.
On injecte ainsiau cobaye (de 3 à 500 grammes) par voie intrarachidienne 0,5 cent. cubes à l'un et 0,75 cent. cubes à l’autre du liquide de ponction non centrifugé.
Dans tous les cas, la mort survient entre deux et vingt-quatre heures après l'injection.
Nous avons employé cette méthode pour l'étude du microbe qui était en cause dans un cas de méningite cérébro-spinale observé à l'Hôpital Pasteur.
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