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AGGLUTINATION

C'est à Bordet que revient le mérite d'avoir montré, dans un mémoire paru en 1896, que le pouvoir vibrionicide d'un cholérasérum est dû à deux substances : la première, appartenant au sérum préparé qui à un pouvoir bactéricide, c'est la sensibilisatrice ; elle immobilise les microbes. La deuxième, non spécifique, l’alexine, détermine la formation de granules, d'où bactériolyse.

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Cette propriété agglutinante n'existe pas seulement dans le sérum d'animaux immunisés, elle apparait dès que l'organisme a été infecté par un agent microbien.

La réaction agglutinante est spécifique : le sérum cholérique n’agglutine que les vibrions cholériques. Widal a montré l'importance de ces réactions pour le diagnostic des maladies infectieuses. Il est facile d'identifier un germe en recherchant la présence ou l'absence de l’agglutination avec un sérum préparé.

Les agglutinines présentent les caractères suivants : Comme les précipitines, elles ne nécessitent pas, pour déterminer leur action, le concours d’une autre substance ; ce caractère les distingue des sensibilisatrices qui ont toujours besoin d’un complément. Elles sont thermostabiles : les anticorps agglutinants ne sont pas détruits à 56 degrés; à 70 degrés, leur pouvoir est détruit.

Les expériences de Bordet et d'Ehrlich ont montré que les agglutinines doivent être séparées des sensibilisatrices. Les animaux préparés avec des injections microbiennes massives ont un sérum très agglutinant, mais peu de sensibilisatrice ; au coutraire, les animaux préparés avec de petites doses ont un sérum très riche en sensibilisatrice et peu en agglutinines.

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Technique.

1° Pour rechercher l'agglutination d’un microbe isolé dont les caractères morphologiques et culturaux sont assez semblables à ceux du méningocoque, on se sert d'un sérum antiméningococcique non chauffé.

Dans un tube, on met 4 cent. cube d’une dilution de sérum db 400:

Dans un deuxième, 1 cent. cube d’une même dilution de sérum normal de cheval.

Dans le troisième tube, 4 cent. cube d’eau physiologique à 8/1.000.

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Dans chaque tube, on émulsionne une üse de culture du méningocoque isolé. On met à l’étuve à 37 degrés. Après vingtquatre heures, on constate les résultats suivants : dans les deux tubes témoins, le liquide conserve un aspect homogène, tandis qu'il existe dans le premier tube un agglutinat.

2 Mais il existe des causes d'erreur :

a) Un sérum antiméningococcique agglutine le PDrplococcus crassus. Wassermann a, du reste, fait remarquer que le sérum anticrassus ne possède aucune action agglutinante vis-à-vis du méningocoque.

b) Le sérum antigonococcique peut agglutiner le méningocoque même à des taux assez élevés.

Mais, dans ces cas de pseudoméningocoques, il s’agit en réalité non pas d’agglutinines spécifiques, mais de coagglutinines ou agglutinines de groupe. Aussi Dopter conseille-t-il de pratiquer dans ces cas L’ « épreuve de la saturation des agglutinines ». Cette recherche est analogue à la recherche des préeipitines de groupe, expérience dont nous avons indiqué la technique.

Le sérum antiméningococcique, saturé par le vrai méningocoque, n'agglutine plus ni ce dernier ni le pseudoméningocoque étudié; saluré par le pseudoméningocoque, il est inactif sur ce dernier, mais reste agglutinant pour le méningocoque.

Dans la pratique, il est souvent nécessaire de répéter piusieurs fois de suite l'épreuve de saturation des agglutinines ; il sera souvent nécessaire d'ajouter, tous les jours, une forte émulsion microbienne, jusqu’à ce que l’on obtienne l'absence de formation d'un léger agglutinat.

Ainsi comprise celte épreuve d’agglutination est couramment employée dans la pratique pour l'identification du méningocoque et pour l'identification des germes voisins.

Il est, actuellement, classique de considérer comme ayant une réelle valeur l'épreuve de l'agglutination lorsque le microbe

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supposé être un méningocoque est agglutiné par le sérum antiméningococcique, dilué à 1/100, et lorsque l’agglutination à été négative soit vis-à-vis d’un sérum de cheval normal, soit vis-àvis d’eau physiologique.

Dopter et Koch, ayant étudié l'agglutination avec le méningo-

coque et les pseudoméningocoques, donnent les résultats

suivants :

Agglutination à 14/100.

2 = 32 |2%* ses DoULS > @ EE = £ ae ones ES = = n ex > F2 a Rx

Vrai méningocoque.| + | — | — M. catarrhalis. . | — | — | — DSiccus ere » » » Les colonies de ce germe forment des grumeaux qui empêchent la recherche de l'agglutination.

MÉSCTREREUS ACL NU D'OISE ES DSTCDUSRTIIORER ROLE ES SE DS Le CN Quelques races agglutinent spontanément. Quelques autres agglutinent à 1/100 et + avec le sérum spécifique et le sérum normal.

D. crassus!.. à à à | + | — | — Certaines races, cependant, n'agglutinent pas avec le sérum antiméningococcique. Le sérum anticrassus n'agglutine pas le méningocoque.

onocoque MER Certaines races, cependant, n'agglutinent pas avec le sérum antiméningococcique.

D'autres agglutinent avec le sérum normal et l’eau physiologique.

Nous remarquons dans ce tableau que le D. crassus et le gonocoque agglutinent par le sérum antiméningococcique au même titre que le méningocoque vrai. Nous avons vu que l'épreuve de la saturation des agglutinines permetlra de les différencier.

Enfin, il est un point sur lequel les auteurs allemands ont particulièrement insisté dans ces dernières années.

Friese et H. Müller, dans un travail sur les pseudoméningocoques paru dans le K/in. Jahrb. ont soutenu que le séjour à l'étuve à 55 degrés au lieu de 37 degrés facilite l’agglutination

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