PRONOSTIC
Dans tousles cas rapportés dans nos observations, le dénouement fut fatal, ce qui prouve abondamment la gravité du pronostic breviler fatale.
L'intérêt du pronostic porte donc surtout sur lé-
tat desanté de l’enfant et l'influence exercée sur lui par la maladie maternelle. C’est là une question de la plus haute importance, qu'il importe de bien connaître au point de vue des déductions pratiques et que nous allons étudier d’après les faits que nous rapportons dans nos observations.
Dans un cas (obs. VI), l’état de l'enfant n’est pas précisé au moment de la mort de la mère. La malade enceinte de sept mois a été observée quelques heures à peine.
Sept fois la grossesse était à terme, l’enfant vivant (obs. IF, IT, IV, V, IX, XIV, XVI), 1 fois à huit mois (obs. VIIT, 1 fois à sept mois et demi (obs. VII), 2 fois à sept mois (obs. VI et XV), r fois à six mois (obs. XII), 1 fois à quatre mois (obs. XVIT. Dans ces derniers cas il y eut avortement, qui une fois précéda et fut la cause de la maladie et qui dans l'autre cas semble résulter de l’état pathologique.
Dans les 12 cas où l'enfant était viable, il y eut six fois accouchement spontané, une fois (obs. XV), accouchement spontané prématuré. On a eu recours 3 fois à l'accouchement forcé, une fois à la césarienne post mortem. Enfin chez la malade de l’observation VI, on n’eût pas le temps d'intervenir, car la mort survint une heure et demie après l’entrée de la malade à l’hôpital.
L'accouchement spontané eût toujours lieu en pleine maladie, la période de travail qui l’a précédé a été courte. Les contractions utérines sont peu douloureuses ou du moins passent inaperçues au milieu des souffrances éprouvées par la malade.
L'enfant fut extrait artificiellement 1 fois pendant la maladie (obs. III), 2 fois pendant l’agonie (obs, IV et IX), 1 seule fois l’enfant fut retiré mort, les 2 autres fois il fut retiré vivant ; celui de l’observation IV mourut six semaines après d’athrepsie, et nous sommes en droit de mettre cette mort sur le compte d’une alimentation défectueuse et non de la maladie maternelle.
L'enfant de l’observation V mourut quarante-huit heures après sa naissance sans qu'on puisse indi- quer les causes de la mort.
Les autres enfants sont nés vivants et bien portants. Il est regrettable que l’on n'indique pas dans ces diverses observations ce que sont devenus ces enfants par la suite.
Nous savons seulement que dans les observations
Rte
IT et VIII les enfants sont partis en nourrice sept et six jours après l'accouchement, en bonne santé.
En résumé, le pronostic pour la mère est excessivement grave, le dénouement fatal est la règle. Pour l'enfant, au contraire, la mort est l'exception. L'état de la mère n’influe aucunement sur lui soit pendant la maladie, soit pendant l’agonie. Voilà un fait de première importance, déjà relevé par Chambrelen!, et sur lequel, à notre tour, nous croyons devoir attirer spécialement l’attention, car il comporte des déductions pratiques que nous étudierons à propos du traitement.
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