‹ Méningites cérébrales et cérébro-spinales au cours de la puerpéralitéChapitre 32 sur 32 · CONCLUSIONS · texte numérisé non relu

CONCLUSIONS

Comme les méningites cérébro-spinales de l’adulte, l'infection des méninges chez la femme puerpérale, peut être primitive ou secondaire. Chez elle, toutefois, intervient un facteur nouveau, l'infection utérine, post partum ou post abortum, qui peut être le point de départ d’une localisation méningée.

Le tableau clinique de la méningite cérébro-spinale aiguë suppurée chez la femme puerpérale est rarement complet. Tantôt le syndrome est fruste, tantôt il est caractérisé par la prédominance d’un ou plusieurs symptômes. Dans les 2 cas on peut commettre une erreur de diagnostic. Ainsi sur les 17 observations que nous rapportons, le diagnostic fut fait primitivement 5 fois ; 5 fois le diagnostic erroné au début a été rectifié. Dans 7 cas enfin, la méningite fut une trouvaille d’autopsie ; dans 4 cas un diagnostic faux fut porté, dans trois cas on n’a pas porté de diagnostic ferme.

Souvent on a confondu la méningite avec l’éclampsie et traité la maladie comme telle (saignée). Il importe donc de différencier ces deux étais et de faire un diagnostic certain par l’étude des signes cliniques : allure générale, température, tension artérielle, syndrome urinaire et surtout la ponction lombaire. Il ne faut pas hésiter à pratiquer la rachisynthèse qui ne présente aucun danger.

Lafont 6

Le traitement est le même que pour les méningites cérébro-spinales suppurées en dehors de cet état. Durant ces dernières années on a employé le collargal en injection intra-rachidienne. Cette dernière méthode en particulier a amené plusieurs cas de guérison, entre autre chez une malade atteinte de septicémie à streptocoque accompagnée de méningite en dehors de la puerpéralité. Malheureusement, ces heureux résultats sont rares et inespérés.

La thérapeutique restant le plus souvent impuissante, la mère étant presque fatalement condamnée, on doit s'occuper de l’enfant qui, le plus souvent, est vivant et viable. Trois cas sont à considérer :

1° La femme à l’agonie esl en travail, il faut compléter la dilatation et terminer l’accouchement par les moyens les plus rapides ;

2° La femme à l’agonie n’est pas en travail, l’accoucheur pratiquera l'accouchement méthodiquement rapide ou la césarienne, opération de choix, suivant la liberté qui lui sera laissée par la famille ;:

3° La femme vient de mourir il faut pratiquer l’opération césarienne.

Vu : le Président de la thèse, BAR Vu : le Doyen, | LANDOUZY

Vu ct permis d'imprimer :

Le Vice-Recteur

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