‹ Ménologe de la Compagnie de Jésus (volume 2)Chapitre 11 sur 322 · VII JUILLET · texte numérisé non relu

VII JUILLET

P. ÉRASME .FROELICH. 17

Stdger, Scriptor. Provinc. Austr., p. 298. — Sommervogel, Biblioth., t. 6, p. 1667. — IvAzy, Histor. Universitat. Tyrnav., UL 2, p. 151, 153.

* Le septième jour de juillet de l'an 17S8, mourut au collège Thérésien de Vienne le P. Érasme Froelich, né à Gratz, « un des hommes les plus laborieux et les plus érudits de son temps», au témoignage des auteurs de la Biographie Universelle ». « C'est à lui, disentils encore, que l'Allemagne doit le commencement de cette illustration que s'y est acquise l'art numismatique. Personne n'a mieux fait voir de quelle utilité cette science peut être pour l'histoire ». Le P. Erasme Froelich était avant tout un religieux d'une vertu émi= nente, scrupuleux observateur de la règle et de ses vœux et d'une grande pureté de vues. Il aimait la Compagnie d'un amour tout filial.

On s'étonnera peut-être, dit à ce propos l'auteur de sa notice, que je fasse un mérite à un fds d'aimer sa mère ; et flagellant avec indignation un travers déplorable qu'on remarquait alors dans quelques religieux : « Ah ! dit-il, c'est qu'à voir les façons d'agir de plusieurs, on les croirait nés d'une autre mère. Les épreuves de la Compagnie les touchent à peine ; ils admirent beaucoup les œuvres des étrangers et n'ont que du dédain pour celles de leurs frères. Pour qu'un livre, un écrit quelconque leur paraisse sans valeur, c'est assez qu'il sorte de la plume d'un Jésuite. Rien n'est bon que ce qui se fait au dehors ; et l'on sait pourtant, ajoute l'historien, que les étrangers ont pour l'ordinaire largement mis à contribution nos auteurs et quelquefois même les ont pillés en entier ».

Bien différent était le P. Froelich. En toute circonstance, il se faisait un devoir de rendre justice au mérite des écrivains de la Compagnie, et reconnaissait publiquement les services qu'il en avait reçus. Quelles que fussent ses occupations, il était toujours prêt à mettre son temps et son expérience à la disposition de ceux qui voulaient, sous sa direction, se former à quelque science. Ce grand serviteur de Dieu mourut à l'âge de cinquante ans, dont il avait passé trente-quatre dans la Compagnie.

Litterse atinuse Provinc. Ausir., anno 1758 {Archiv. Rom.). — Stôger, Scriptor. Provinc. Austr., p. 90. — Sommervogel, Biblioth., t. 3, p. 1018, — Biographie univers., t. 16, p. 96. — Feller, Dictionn. histor,, t. 3, p. 188.

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