IX SEPTEMBRE. — P. JEAN WACZIN
tecôte, il y joignit, à l'imitation de sainte Thérèse, le vœu de faire toujours, d'abord pendant un mois, et bientôt après tout le reste de sa vie, ce qu'il croirait être le plus parfait. Longtemps avant sa mort, le F. Rogers était parvenu à une très douce et continuelle présence de Dieu ; toutes les créatures et en particulier ses frères, n'étaient pour lui, disait-il, que des espèces sacramentelles qui, sans le distraire, lui voilaient à peine Jésus-Christ.
P. Strunck s. J., Westphnlia sancta^ pia, beata.... Pnderbornœ, 1855, t. 2, p. 217. — MoRus, Histor. Provinc. Aiiglic, lib. 9, n. 13, p. 409. — FoLEY, Records, t. 2, p. 442 ; t. 7, p. 6G5.
* Le neuvième jour de septembre de l'an 16b3, mourut à Breslau le P. Jean Waczin, d'Immenstadt en Souabe, appelé par ses biographes l'homme apostolique et le marteau des hérétiques. Ses goûts et ses aptitudes le portaient vers la chaire sacrée. Il l'occupa pendant trente-trois ans à Augsbourg, Munich, Prague et Breslau, avec une réputation toujours croissante et de grands fruits. Aux qualités naturelles qui font l'orateur, il joignait les dons surnaturels qui font l'apôtre, un zèle ardent pour la gloire de Dieu et le salut des âmes. Pour se défendre contre les tentations de l'amourpropre au milieu de ses grands triomphes, il s'imposa la loi, pendant plusieurs années, de ne monter en chaire qu'après s'être revêtu d'un âpre cilice.
Ses éminentes vertus et l'autorité dont il jouissait le firent choisir par les supérieurs pour introduire la Compagnie à Breslau, une des forteresses du luthéranisme en Allemagne. Son arrivée y
fut saluée par les cris de joie des catholiques et répandit une sorte d'épouvante dans le camp opposé. Par l'aménité de ses manières, non moins que par la force persuasive de ses discours et des écrits qu'il distribuait en grand nombre dans le public, le P. Waczin eut la consolation de g-agner à la véritable Église une multitude d'égarés ; quinze années après, la Compagnie avait un collège à Breslau. Un long et pénible vo3'age, entrepris pour les intérêts de cette nouvelle maison, précipita sa fin. A la première menace du danger, quelqu'un l'engageait à mettre ordre aux affaires de sa conscience par une confession de toute sa vie. Le P. Waczin s'y refusa modestement, disant qu'il s'était toujours confessé comme pour mourir. Il expira le lendemain de la Nativité de la Bienheureuse Vierge aux premières heures du jour ; il était âgé de cinquante-neuf ans et en avait passé quarante-deux dans la Compagnie.
SciiMiDL, Histor. Provinc. Bohem.^ t. 4, lib. 2, n. 33, p. 311; n. 146, p. 455 ; /. 5, lib. 6, n. 84, 85, p. 862 et suiv. — Cuugerius, Sacri Pulve/'es, 9^ sept., p. 43. — Nadasi, Ann. dier. memor.^ 8" sept., p. 153.
— Drews, Fasti..., 8" sept., p. 350. — Patrign.vni, Menolog., 8 sett., p. 49.
— SoTUELLus, Bibliotli., p. 513. — Sommervogel, Bibliolh , t. 8, p. 1011.