‹ Ménologe de la Compagnie de Jésus (volume 2)Chapitre 118 sur 322 · XI SEPTEMBRE · texte numérisé non relu

XI SEPTEMBRE

* Le onzième jour de septembre de l'an 1640, mourut à Fribourgen Sirisse à l'àg-e de soixante-quinze ans, dont il avait passé cinquante-six dans la Compagnie, le P. Jean Specius, dont les vertus, disait-on, faisaient revivre le bienheureux Pierre Canisius. Il était né à Hatting-en dans le diocèse de Constance. Pour se consoler de n'avoir pu porter le nom de Jésus-Christ aux nations infidèles de l'extrême orient, il parcourut, au milieu de fatigues et de dangers sans nombre, les Alpes Valaisiennes et y recueillit des fruits abondants de conversion et de salut.

Les dernières années de sa vie s'écoulèrent au collège de Fribourg dans la délicate et importante fonction de Père spirituel des Nôtres, à laquelle le rendaient éminemment propre son savoir, son expérience des voies de Dieu et surtout les exemples de sa sainte vie. En effet, au témoignage de l'historien de la Province de Haute-Allemagne, le P. Specius était une image vivante de l'Institut. Après avoir brièvement rappelé quelques-unes de ses vertus, son obéissance, sa charité, son zèle des âmes, son amour de la perfection, qui en toute chose visait au plus excellent, son recueillement, son esprit de prière : « Qu'est-il besoin, ajoute-t-il, de poursuivre plus loin cette énumération ? A nous qui connais-

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