XIII SEPTEMBRE. P. CHRISTOPHE TSCHAPPE
Dieu, avant la fin de sa seconde année, après avoir prononcé sur son lit de mort ses vœux de dévotion.
Summar. vitœ defunctor. Provinc. Austr. (ArcJiiv. Rom.]. — Lillerse annux Societ. Jesu, anno 1654, p. 68.
* Le treizième jour de septembre de l'an 1680, mourut à Kommotau le P. Christophe Tschappe, né à Naumburg- en Silésie, religieux d'un zèle ardent et infatigable. S'il avait quelque préférence, c'était pour les âmes plus misérables et plus délaissées. On le voyait sans cesse dans les quartiers pauvres et les faubourgs de la ville, ou dans les hôpitaux et les prisons, en quête de malheureux à consoler, de pécheurs à convertir. A toute heure du jour et de la nuit, il était prêt à se porter partout où il était demandé, et lui-même put se rendre le témoiguage de n'avoir pas une seule fois négligé l'occasion d'aller préparer un malade à paraître devant Dieu. Si accablé qu'il fût par le travail, le P. Tschappe ne se refusait à aucune fatigue nouvelle ; et c'était un fait connu de tous qu'il remplissait au collège l'office de plusieurs bons ouvriers.
Dès qu'il était libre de ses ministères extérieurs, il s'enfermait dans son confessionnal assiégé par une multitude de pénitents de toute condition ; il y demeurait de longues heures sans pouvoir s'en détacher, quasi testudo, dit son biographe, portatili domui affixus. L'offrande généreuse de sa vie mit le couronnement aux travaux et aux vertus de cet homme de Dieu. Une maladie conta-
gieuse s'étant déclarée à Kommotau, le P. Tschappe sollicita avec instance, « au nom des plaies de Jésus-Christ », l'honneur de se dévouer au service des victimes du fléau ; et trois jours après, il succombait lui-même, à l'âge de quarante-sept ans, dont il avait passé vingt-cinq dans la Compagnie.
Sunimar. vitx defunctor. Provinc. Bohein. (Archiv. Rom.}.