XVIII SEPTEMBRE
Le dix-huitième jour de septembre de l'an 1665, mourut à Presbourg-, sa patrie, le P. Zacharie Ignace Trinkellius. Tour à tour Recteur, Instructeur du troisième an et Provincial d'Autriche, il fît preuve d'un rare talent pour former les membres de la Compagnie, selon l'esprit des Constitutions et des Exercices de notre Bienheureux Père. Il a laissé de ce don si précieux un témoignage insigne dans son ouvrage intitulé: La plus grande gloire de Dieu y unique fia proposée par saint Ignace dans le Hure des Exercices spirituels à la Compagnie de Jésus. De cruelles douleurs d'estomac et de goutte, qui le tourmentèrent pendant près de trente années de suite, n'empêchaient pas le P. Trinkellius de se livrer tous les jours aux plus rudes macérations. Le désir d'être humilié pour l'amour de Notre-Seigneur lui fit obtenir une fois, à force d'instances, la dernière classe de grammaire, dans le collège même où l'année précédente il avait enseigné la philosophie avec un succès éclatant.
Au nombre des services signalés rendus par le P. Trinkellius à la Compagnie et à l'Eglise, il faut mettre le vœu solennel par lequel, à sa persuasion et à celle du P. Gans, comme nous l'avons vu plus haut, l'empereur Ferdinand III et toute l'université de Vienne
s'engagèrent à promouvoir et à défendre le glorieux privilège de l'Immaculée Conception de la très sainte Mère de Dieu. Le P. Trinkellius mourut à l'âge de soixante-trois ans, dont il avait passé près de quarante-huit dans la Compagnie.
Summar. cùfE defunctor. Prov. Austr. (Arch. Boni). — Sotueli^us, Bibliolli., p. ~H~. — Stôger, Scriptor. Provinc. Austr. ^ p. 370. — Kazy, Hislor. universitat. Tyrncw.., p. 286. — Patrignani, Menol., 18 sett., p. 1C7. — SoMMEiiYOGEL, BibUutli., t. 8, p. 247. — Drews, Fasti Societ. Jesu, 18" sept., p. 365.
* Le dix-huitième jour de septembre de l'an 1759, mourut à Tyrnau le P. Pierre Akai, épuisé de fatigues à l'âge de quarantecinq ans, dont il avait passé vingt-sept dans la Compagnie. Entré dans la carrière apostolique, il s'y dépensa jusqu'à son dernier soupir avec une ardeur incroyable et des fruits extraordinaires pour les âmes. En une seule année, il ramena six cents hérétiques dans le sein de la véritable Eglise. C'est aux moyens surnaturels qu'il demandait surtout l'elTicacité de sa parole. Dans ses missions, avant de monter en chaire, il se jetait à genoux et conjurait Notre-Seigneur de lui inspirer lui-môme le sujet et les pensées qui conviendraient le mieux à son auditoire ; il prenait ensuite une rude discipline, et ainsi préparé, il s'abandonnait à l'esprit de Dieu. Les pécheurs les plus obstinés se laissaient fléchir : ils pleuraient leurs égarements et revenaient à leurs devoirs trop longtemps oubliés.
A cette ardeur apostolique, le P. Akai joignait les vertus reli-