XVIII SEPTEMBRE. P. PIERRE AKAI
gieuses clans un degré éminent : une pureté angélique, qu'il avait toujours conservée sans tache ; une obéissance entière ; une dévovotion à la fois tendre et profonde au très Saint Sacrement de l'autel et à la bienheureuse Mère de Dieu qui dans son enfance l'avait sauvé de la mort. Son empressement à assister les malades hâta sa fin. Dès qu'il eut expiré, la douleur et la vénération de toute la ville éclatèrent d'une manière inouïe. Jamais, dit l'auteur de son éloge, on n'avait vu de scène pareille ; les Nôtres eurent peine à célébrer l'oflice de ses funérailles : l'église retentissait de cris et de sanglots ; le peuple était comme hors de lui de douleur; et il fallut user d'une sorte de violence pour ouvrir le caveau funéraire et y descendre le corps de celui que tous acclamaient comme leur père, un apôtre et un saint.
Litterœ ann. Provinc. Austr. ann. 1759 {Archiv. Rom.}.