‹ Ménologe de la Compagnie de Jésus (volume 2)Chapitre 191 sur 322 · XXIV OCTOBRE · texte numérisé non relu

XXIV OCTOBRE

* Le vingt-quatrième jour d'octobre de l'an 17G7, mourut à Cologne le P. Frédéric de Reiffenberg, de l'illustre et ancienne famille des barons de Reiffenberg, dont il était le dernier rejeton. Aussi eut-il à soutenir de la part de son père et de tous les siens les plus rudes assauts lorsque, dans la première fleur de son âge, il déclara sa volonté de s'enrôler sous le drapeau de saint Ignace ; mais rien ne put fléchir sa résolution, et à dix-huit ans, vainqueur de tous les obstacles, il alla se joindre aux novices de Trêves. II avait emporté de ces luttes un amour très tendre pour la Compagnie ; il la chérissait comme une mère, dit l'auteur de son éloge, et ne cessa de la défendre, par la parole et par la plume, contre ses envieux et ses détracteurs. 11 écrivit aussi l'histoire de sa Province ; mais la mort ne lui permit malheureusement pas de la publier en entier.

En quittant le monde, le P. Reiffenberg l'avait abandonné sans réserve. Jamais on ne l'entendit parler de sa famille ; il était muet également sur les différents travaux historiques et littéraires qui lui avaient acquis un nom parmi les savants. Malgré la faiblesse de sa santé, il était merveilleusement habile à trouver les moyens de se mortifier et de réduire son corps, en servitude. Quand il se sen-

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