XV JUILLET
Le quinzième jour de juillet de l'an 1578, mourut saintement à Cologne le F. Nicolas Luiller, novice Scolastique. Notre-Seigneur, voulant récompenser sa ferveur et l'élever par les souffrances à un plus haut degré d'amour et de gloire, daigna le favoriser, au commencement de sa dernière maladie, d'une belle et salutaire vision. Le F. Luiller vit tout près de lui le Sauveur montant au Calvaire, chargé d'une croix énorme ; lui-même suivait avec une autre croix beaucoup plus légère, mais qu'il avait cependant bien de la peine à traîner. Comme le divin Maître, accablé sous le fardeau, parut un moment chanceler et près de tomber, il courut pour le soutenir. Mais Notre-Seigneur l'arrêtant d'un regard sévère : « Que prétends-tu, lui dit-il, porter ma croix, toi .qui ne sais pas même porter la tienne » ? Ces paroles lui percèrent si profondément le cœur, qu'il ne cessa plus, jusqu'à la mort, d'offrir par sa patience et son courage, une vive image de Jésus crucifié.
Sacchinus, Histor. Societ. Jesu, part. 4", lib. 6, n. 102, /?. 185. — Na- DASi, Ann. dîer. menior,, 15^ jul., p. 27. — Jd., Pretiosse occupât, c. 9, n. 1, p. 61. — Patrignani, Menol., 15 luglio, p. 108. — Reiffenberg, Histor. Provinc. Rheni Inferior,, lib. 7, c. 4, n. 21, p. 168.