‹ Ménologe de la Compagnie de Jésus (volume 2)Chapitre 233 sur 322 · XX NOVEMBRE · texte numérisé non relu

XX NOVEMBRE

Le vingtième jour de novembre de l'an 1630, mourut h Lucerne le P. Louis Erhard, insigne bienfaiteur de la Compagnie, à laquelle il avait libéralement abandonné sa fortune, pour l'employer à la plus grande gloire de Dieu. Il ne s'en regardait pas moins comme le dernier de ses frères, et demandait instamment à être traité en vrai pauvre. La plus grande partie de sa vie se passa dans les missions de campagne ; mais quelles que fussent ses occupations et ses fatigues, il ne se considéra jamais comme dispensé des règles, même des plus minimes, et n'admettait aucune interprétation en faveur de la nature. Tous les samedis, il jeûnait rigoureusement en l'honneur de la sainte Vierge. Cette bonne Mère sembla vouloir récompenser son serviteur de cet hommage, en l'appelant au ciel la veille d'une de ses fêtes. Quand le P. Erhard apprit que c'en était fait de sa vie, tressaillant d'une sainte allégresse, il leva les yeux et les mains au ciel: « Dieu soit béni, ditil! Voici le moment pour lequel je suis entré dans la Compagnie».

Summar. vitœ defunctor. Provinc. German. Superior. [Archiv. Rom.). — Nadasi, Pretiosee occupation, morient. in Soc. Jesu, c. 16, n. 26, p. 139.

* Le vingtième jour de novembre de l'an 1752, mourut à la résidence de Kaufbeuren, en Bavière, le jeune et apostolique P. Gui Amman, du diocèse de Ratisbonne, au moment où il allait s'embarquer pour les Indes. L'auteur de sa notice vante surtout le zèle et la diligence avec lesquels il remplissait son office de professeur de grammaire, et les mille industries auxquelles il avait recours pour faire avancer ses élèves dans la science et la piété. Il avait déclaré une guerre sans merci aux inclinations déréglées de la nature, et les supérieurs devaient mettre un frein à la rigueur de ses mortifications.

Cependant le désir de beaucoup travailler et de verser peut-être son sang pour les tmies l'attirait vers les missions lointaines de l'Inde. Ses instantes prières venaient d'être exaucées, et il se préparait à se mettre en route, lorsqu'en assistant un moribond atteint d'une maladie contagieuse, il contracta lui-même le mal, et fut en peu de temps réduit à l'extrémité. Toute la consolation du P. Amman était alors d'offrir ses souffrances et sa vie pour ceux qu'il aurait voulu évangéliser et gagner à Jésus-Christ. Il n'avait que trente-deux ans et en avait passé quatorze dans la Compagnie.

Suinmar. vitm defunclor. Provinc. Gernian. Superior. {Archiv. Rom.).

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