‹ Ménologe de la Compagnie de Jésus (volume 2)Chapitre 245 sur 322 · XXV NOVEMBRE. P. ANDRÉ SCHWARTZ · texte numérisé non relu

XXV NOVEMBRE. P. ANDRÉ SCHWARTZ

néral ennemi, il continua à se dévouer au service des catholiques, les consolant, les aidant de toute manière dans cette grande infortune avec une générosité, un oubli de lui-même qui ravirent d'admiration les hérétiques eux-mêmes et leur arrachaient cet aveu : « Ce ne sont pas nos pasteurs qui en feraient autant pour nous ». La peste suivit la guerre ; en quatre mois, elle moissonna cinq mille victimes dans cette malheureuse cité. Le P. Schwartz se multiplia pour secourir tant de misères ; et s'il ne succomba pas sous le poids des fatigues, c'est que Dieu le soutint par une grâce spéciale.

A cet héroïsme du zèle et de la charité, le généreux fils de saint Ignace joignait une humilité profonde, un ardent désir de l'humiliation et du mépris, une très vive dévotion au divin Sacrifice de l'autel, à la Reine des Anges, et à nos bienheureux fondateurs Ignace et François-Xavier. On raconte de lui plusieurs faits extraordinaires, témoignages éclatants de sa vertu : avec le Saint Sacrement il avait subitement arrêté à Troppau un violent incendie qui avait déjà dévoré dix-huit maisons et menaçait une des églises de la ville ; pendant qu'il disait la sainte messe, on avait vu l'Enfant Jésus dans l'hostie qu'il tenait entre ses mains ; il avait obtenu des conversions désespérées, entre autres celle d'un apostat, qui pendant trente ans s'était fait le ministre de l'erreur. Le P. Schwartz mourut à l'âge de soixante-quatre ans, et la ville de Troppau, dont il avait été le père et l'apôtre, l'accompagna dans la tombe des témoignages de sa douleur et de sa vénération.

Tanner, Socielas Jesu apostol. imitatr., p. 872. — P.vtrignani, MenoL, 25 nov., p. 179.

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