V AOUT
* Le cinquième jour d'aoûl de l'an 1755, mourut à Krems, dans la Province d'Autriche, le P. François de Bokgia Mayr, tyrolien. Il occupa tour à tour les chaires de littérature, de philosophie, de théologie morale et de droit canon, remplit pendant quinze ans les fonctions de ministre, et pendant onze ans celles de Père spirituel ; partout, il se montra véritable religieux de la Compagnie, sans cesse occupé de sa perfection. Il soumettait chacune de ses actions a un sévère examen, et dès qu'il avait reconnu quelque faute, il s'empressait de s'en purifier dans le sacrement de pénitence.
Le recueillement, une modestie angélique, le silence, l'oraison souvent prolongée plusieurs heures de suite au pied du Saint Sacrement, lui méritaient des grâces de choix et une union très intime avec Notre-Seigneur. Il faisait une guerre incessante à son corps par les cilices et les flagellations, et prenait si peu de nourriture que sa vie semblait un jeûne perpétuel. Le P. Mayr mourut en revenant de la congrégation provinciale ; il était âgé de soixante-et-onze ans et en avait passé cinquante-six dans la Compagnie.
Litterœ ann. Provinc. Austr., anno 1755 {Archw. Rom.).