VII AOUT. P. PHILIPPE DOEKWEILER
bre la liberté de regagner leur patrie et leurs familles. Ces pauvres gens ne savaient comment lui témoigner leur reconnaissance. Quand le P. Spée n'eut plus à qui témoigner sa tendresse, sinon à quelques malheureux que leurs plaies ou leurs maladies retenaient encore dans les hôpitaux, Dieu permit qu'il gagna près d'eux les germes du mal qui l'emporta rapidement, encore, à la fleur de l'âge. Il ne tarda pas à expirer, laissant une telle réputation de sainteté, que l'éditeur de son ouvrage posthume Le livre d'or des vertus théologales, ne craignit pas de le lui dédier à luimême, comme à l'un des plus glorieux habitants du ciel.
Sunimar. vitœ defunctor. Provinc. Rhciii Infer. (Arc/iiv. Ruin.}. — Coii- DARA, Histor. Soviet. Jesu, part. 6^ , lib. 14, n. '11 , p. 283. — Juvencius, Histor. fms.) Societ. part. 5^ , lib. 2, p. 107 (co/). Archiv. dont.}. — SoTUELLUs, Biblioth., p. 267. — Hartzheim, Bibliotk. Colon., p. 87. — SoMMERvoGEr,, BibUotli., t. 7, p. 1424. — Dunn, Jesuiteii-Faheln, 2" e'clit., p. 308, .531, 801, 805. — Crétineau-Joi.y, Histoire de la Compagnie de Jésus, t. 3, ch. 6, p. 321 ; /. 4, ch. 4, p. 293. — Biographie univers., t. 43, p. 264. — Feller, Dictionn. histor., t. 5, p. .V2."). — Reiffenberg, Histor. Provinc. Rheni Infer., lib. 9, n. 4, p. 240.' — A. Werfer, Leben. ausgezeichneler Katholiken der drei Letzen Jahrhunderte... 7^ vol., Schaffhausen, Hurtcr, 1853. — Brouwer, S. J., Metropolis Ecclesiœ Trevericœ..., Confluentibus, 1856 ; /. 2, lib. 5. c. 8, p. 287.
Le septième jour d'août de l'an 1737, mourut à Paderborn le P. Philippe Doekweiler, né dans l'ancien diocèse de Mindcn. L'annaliste de la Province du Bas-Rhin dit de lui que c'était « un homme insigne, formé à l'image de notre Institut, prédicateur et ouvrier vraiment apostolique, d'un zèle et, jusqu'à la fin, d'une ar-
deur infatigable au travail ». Après avoir accompagné quelques années les troupes impériales en qualité d'aumônier militaire et gouverné les deux collèges de Paderborn et d'Osnabrûck, il se livra au ministère des missions, vers lequel il se sentait depuis longtemps attiré par le désir de souffrir davantage et de gagner plus d'âmes à Jésus-Christ.
Il eut la gloire de jeter les premiers fondements de la mission d'Osnabrûck. Il y supporta, comme l'Apôtre, des fatigues incroyables, in continuis itineribus , in uigiliis et perseciitionibus^ in famé et siti, etc ; mais d'abondantes bénédictions le récompensèrent de ses épreuves. Sa parole, dit encore l'historien, jetait feu et flammes, flammas loquehatur et ignés, et comme ses exemples étaient d'accord avec son enseignement, une multitude d'âmes brisaient les chaînes du péché et revenaient à Dieu. En effet, le P. Doekweiler était un religieux d'une éminente sainteté ; très adonné à l'oraison, très mortifié, oublieux de lui-même, et montrant assez que dans tous ses travaux et ses plus éclatants succès, il n'avait en vue que la plus grande gloire de Dieu. Ce fidèle serviteur de Jésus-Christ mourut à l'âge de soixante-trois ans ; il en avait passé quarante dans la Compagnie.
Summar. vitœ defunctor. Provinc, Rheni Infer. [Archiv. Rom.).