‹ Ménologe de la Compagnie de Jésus (volume 3)Chapitre 178 sur 327 · VII AVRIL · texte numérisé non relu

VII AVRIL

* Le septième jour d'avril de l'an 1676, mourut à Vienne dans la maison professe le P. Philippe Miller, de Gratz en Styrie. Dès les premières années de sa vie religieuse, il avait tourné ses regards vers les nations infidèles de l'Inde. Un théâtre bien différent lui était réservé. Après avoir occupé les chaires de philosophie et de théologie à Gratz et à Vienne, il fut appelé à la cour et chargé de donner à l'archiduc Léopold d'Autriche des leçons de philosophie, de mathématiques et de sciences physiques. Devenu empereur, ce prince ne voulut pas se séparer de son maître ; il le choisit pour confesseur et le garda près de lui jusqu'à la mort du serviteur de Dieu.

Dans cette haute dignité, le P. Miller ne perdit rien de son humilité, de son esprit de mortification et de ferveur, de son tendre et filial amour pour sa vocation. « Car il tenait celle-ci, dit son biographe, pour un gage indubitable de prédestination, veliit indubitatum pra'.destinationis pignus ». Le plus humble office parmi ses frères lui paraissait plus digne d'envie que les plus hautes charges dans le monde ou dans l'Eglise. Il usait- de son crédit pour défendre la Compagnie contre ses adversaires et ses envieux, pour aider et favoriser ses missions dans les Indes, en Turquie et en

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