XXIX AVRIL
Le vingt-neuvième jour d'avril de l'an 16S3, la ville de Constance se réunit pour rendre solennellement les derniers hommages au P. Grégoire Faber, mort dans la quatre-vingt-cinquième année de son âge, en très grand renom de sainteté. C'était la persuasion unanime des témoins de sa vie et de ses vertus, qu'il emportait au ciel le trésor de son innocence baptismale. Sa vie avait été consacrée presque tout entière à l'éducation de la jeunesse dans les chaires de rhétorique, de philosophie et de théologie morale. Aux fatigues de l'enseignement il unissait l'exercice d'une prière continuelle et les pratiques de la plus austère pénitence. Mais la plus chère dévotion du P. Faber était celle de la présence de Dieu ; il goûtait une très douce joie à s'entretenir avec la Très Sainte Trinité et avec la Personne adorable de Notre-Seigneur. Dans les derniers mois de sa vie, la raison et la langue presque entièrement enchaînées, il ne se lassait pas de balbutier jour et nuit avec amour le nom sacré de Jésus. Il avait passé soixante-et-un ans dans la Compagnie.
Summar. vitœ defunct. Provinc. German. Super. (Archiv. Rom.]. — SoTUELLUs, Biblioth., p. 306. — Sommervogel, Biblioth., t. 3, p. 499. — Lillerse anti. Societ., anno 1653, p. 214.