‹ Ménologe de la Compagnie de Jésus (volume 3)Chapitre 221 sur 327 · XXVIII AVRIL. P. SIMON LANGMESSER · texte numérisé non relu

XXVIII AVRIL. P. SIMON LANGMESSER

ver à minuit pour méditer prier ou préparer aux pieds de son crucifix quelques-uns de ses opuscules sur la doctrine et la vie chrétienne, ouvrages qui contribuèrent puissamment à répandre parmi les catholiques d'Allemagne la connaissance et l'amour de leurs devoirs et de leur foi. Le P. Grothaus mourut dans la soixante-huitième année de son âge et la quarante-neuvième depuis son entrée dans la Compagnie.

Summar. vitœ defunctor. Provinc. Rheni Iiifer. (Archiv. Rom.). — So- TUELLXJs, Riblioth.., p. khi. — Sommervogel, Riblioth.., t. .3, p. 1867. — Hartzheim, Riblioth. Coloniens., p. 177,

* Le vingt-huitième jour d'avril de l'an 1686, mourut à Mayence le P. Simon Langmesser, d'une famille distinguée de Coblentz, religieux, dit l'auteur de sa notice, « d'un talent et d'un dévouement universels, universalis et ingenii et charitatls ». Il faut dire pourtant que son attrait le portait de préférence vers les œuvres obscures. Il était le protecteur et l'appui des orphelins et des pauvres, le catéchiste assidu des enfants de troupe, auxquels il parvint, à force de démarches qui lui coûtèrent bien des rebuts et des ennuis, à bâtir une chapelle et une école. Les juifs, les protestants, les pécheurs de toute condition, avaient également part à son zèle. Les deux derniers mois qui précédèrent sa mort, il ramena plus de trente hérétiques dans le sein de l'Eglise. Enfin sa charité s'étendait aux prisonniers et aux criminels condamnés au dernier supplice. Ce fut en venant de remplir auprès de ces malheureux son ministère de consolateur et d'apôtre, que le P. Langmesser fut as-

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sailli par un mal soudain qui l'emporta en sept jours, dans la cinquante-deuxième année de son âge et la trente-deuxième depuis son entrée dans la Compagnie.

Summar. vitie defunctor. Proviiic. Rheni Superior. {Archiv. Rom.). — SoMMERvoGEL, RibUotk., t. 4, p. 1488.

* Le vingt-huitième jour d'avril de l'an 1728, au collège d'Eger dans la Province de Bohême, mourut le F. Jean Pirner, Coadjuteur temporel. Dès sa première jeunesse, il s'était senti enflammé d'un ardent désir d'entrer dans la Compagnie, et il ne crut pas acheter cette grâce trop cher en la payant de son sang. 11 se flagellait sans pitié, semait sa couche de branches de genévrier, portait sur la poitrine une croix armée de pointes aiguës qu'il enfonçait dans sa, chair en se frappant avec violence. Enfin il remporta la victoire et à vingt ans il fut admis au noviciat de Briinn. Jusqu'à sa mort, le F. Pirner demeura fidèle, autant que l'obéissance le lui permit, à ces pratiques de pénitence, et porta toujours dans ses membres les stigmates .de Jésus-Christ. En même temps, il donnait à ses frères d'admirables exemples de piété et d'amour du travail. Il était depuis quelques mois seulement à Eger, lorsque Dieu le rappela à lui, dans la quarante-neuvième année de son âge et la vingtneuvième depuis son entrée dans la Compagnie.

Litterse ann. collegii Egrœ, ann. 1728 (Archiv. Rom.}.

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