‹ Ménologe de la Compagnie de Jésus (volume 3)Chapitre 256 sur 327 · XIX MAI · texte numérisé non relu

XIX MAI

Le dix-neuvième jour de mai de l'an 1611, le jeune F. Jean Wil- HELMi, Scholastique, mourut à Trêves de la mort des saints, après sept mois seulement de noviciat. Il surabondait de joie au milieu de ses souffrances ; car il ne s'était rien réservé de son cœur, disait-il, mais l'avait donné tout entier au Sauveur et à sa sainte Mère. Notre-Seig-neur lui fît connaître, à ses derniers moments, le bonheur qu'il lui préparait dans la gloire. Gomme le Père Recteur du noviciat était venu pour l'encourager et lui parler du ciel : « Oui, mon Père, reprit avec transport l'angéliquc jeune homme, nous irons, nous irons au ciel ; moi, aujourd'hui ; Votre Révérence, vers la fête de saint Laurent ; le F. Paul German , peu de jours après ». Cette triple prophétie s'accomplit de point en point. Le seul regret du F. Wilhelmi, en voyant approcher sa fin, était d'expirer trop doucement. « Mes Frères, disait-il, Jésus n'est pas mort ainsi. II avait les pieds et les mains percés de clous sur la croix ». Et après avoir exprimé le désir de porter les mêmes stigmates, il s'endormit dans le baiser du Seigneur, au milieu des plus vifs élans d'amour et de joie.

Litterœ ann. Socîetat., anno 1611, p. 514. — Nad.vsi, Pretiosœ Occupation, morient., c. 9, n. 5, p. 63. — Reiffenberg, Histor. S. J. ad Rhenum Inferior., lih. 14, n. 106, p. 492.

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