‹ Ménologe de la Compagnie de Jésus (volume 3)Chapitre 37 sur 327 · XX JANVIER · texte numérisé non relu

XX JANVIER

Le vingtième jour de janvier de l'an 1745, mourut au collège de Hall en Tyrol le P, Jacques Spreng, d'Eppan, au diocèse de Trente. 11 avait passé la plus grande partie de sa vie dans les chaires du haut enseignement et le gouvernement des collèges. A une rare prudence, à un profond savoir, dont ses écrits rendent témoignage, il joignait une vertu éminente. On admirait surtout son humilité, son égalité d'àme au milieu des événements les plus imprévus, sa parfaite charité et son amour pour l'obéissance, dont il mérita d'être appelé le vrai fils. Frappé de cécité dans ses dernières années, il supporta cette épreuve avec une inaltérable sérénité. Habitué par l'oraison et la contemplation à vivre dans un commerce intime avec Dieu, le P. Spreng passait non seulement sans ennui, mais dans un doux sentiment de joie, les longues heures de solitude auxquelles il était désormais condamné. Après sa mort, on trouva parmi ses papiers cette note écrite de sa main : « Entre toutes les grâces dont m'a comblé la miséricorde divine, deux me sont particulièrement chères : un ardent amour de Jésus- Christ et la révélation de ma prédestination à la gloire ». Le P. Spreng expira saintement dans la soixante-cinquième année de son âge et la quarante-huitième depuis son entrée dans la Compagnie.

Summar. vitœ defunct. Provinc. German. Super. (Archiv. Rom.). SoMMERVOGEL, BibUot/i., t. 1 -, p. 1460.

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