‹ Ménologe de la Compagnie de Jésus (volume 3)Chapitre 42 sur 327 · XXII JANVIER. P. RICHARD HALLER · texte numérisé non relu

XXII JANVIER. P. RICHARD HALLER

avec une ardeur que l'agonie ne put affaiblir, à vivre, à combattre et à mourir en fidèles soldats chrétiens.

Fr.-X\v. Kropf, Hîstor. Provinc. German. Superior., t. 4, n. 495, p. 417. — Id., ibid., t. 5, n. 275, p. 115. — Sotuellus, Biblioth.^ p. 318. — SoMMERVoGEL, BibUot/i., t. 6, p. 652.

* Le vingt-deuxième jour de janvier de l'an 4612, mourut à Madrid le P. Richard Haller, d'une illustre famille que son attachement à la foi catholique avait fait quitter son pa3''S pour aller se fixer en Bavière. Après avoir enseigné les hautes sciences et gouverné les collèges de Dillingen et d'Ingolstadt, il fut choisi pour confesseur de la reine Marguerite d'Autriche, mariée au roi Philippe III, et accompagna cette princesse en Espagne. La cour, si dangereuse et si funeste à tant d'autres, ne fit, dit le P. Jouvancy, qu'ajouter un nouvel éclat à sa vertu. Il y garda la simplicité et l'humilité de sa vocation, fuyant tout ce qui sentait le luxe, la délicatesse ou la vanité. Ce qu'il ne pouvait refuser des libéralités du roi, il le distribuait aux collèges pauvres.

Ses éminentes qualités inspirèrent à plusieurs la pensée de lui faire décerner les honneurs de la mitre et du chapeau. Dès que le P. Haller en eut connaissance, il protesta avec tant de force que les projets furent abandonnés. Son unique ambition était de faire régner Jésus-Christ. S'il lui restait des loisirs après avoir rempli les devoirs de sa charge, il les consacrait à la composition de quelques pieux ouvrages, tels que Y Acte de contrition^ répandu à profusion en Espagne et jusque dans les Indes, au grand avantage A. G. I. — T. I. — 10.

des âmes. Le P. llaller suivit de près dans la tombe sa ro3'ale pénitente, Marguerite d'Autriche. Philippe III, par vénération autant que par reconnaissance, lui fit faire des obsèques solennelles, honorées par la présence de tous les chapelains de la cour et d'une multitude de religieux des différents Ordres. Le P. Haller était âgé de soixante-deux ans ; il en avait passé quarante-trois dans la Compagnie.

JuvENCius, Histor. Societ. Jesu, part. S'' , lib. 25, n. 28, p. 876. — Littene anri. Societ. Jesu, ann. 1612, p. 42. — Agricola, S. J., Histor. Provinc. Germaii. Superior., t. 2, n. 642, p. 184. — Patrign.\.ni, Menai., 22 genn., p. 221. — Sotuellus, Biblioth., p. 719. — Sommervogel, Biblioth., t. 4, p. 48. — Le P. Rybeyrète, dans sa collection, n» 233, donne une lettre du P. Haller à un Père de Bourgogne pour l'engager à répandre VActe de contrition. Tout le monde en Espagne, dit-il, roi, princes, évèques, curés, prédicateurs, simples fidèles, ont adopté cette pratique prnpe ad niiracidum. D'Espagne, elle a passé dans les Indes Orientales, l'Afrique, le Brésil, la Chine, le Japon, l'Ethiopie. Au moment où il écrivait ces lignes, 8 avril 1611, le P. Haller assure que cet Acte avait été déjà traduit et imprimé en plus de vingt langues différentes.

* Le vingt-deuxième jour de janvier de l'an 1676, mourut à Klagenfurt le P. Barthélémy Padl, coadjuteur spirituel, surnommé l'ouvrier infatigable et universel. En effet, il embrassait tous les hommes dans une même charité ; les pauvres et les riches se pressaient également à son confessionnal. Il arrachait les plus grands pécheurs à leurs désordres, et conduisait les âmes saintes à la plus haute perfection ; il ne gagna pas moins de cinquante jeunes gens à la Compagnie. Pour étendre encore son action plus au loin, et travailler à la réforme et à la sanctification d'un plus grand nombre

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