XXVII JANVIER. — P. PAUL FERENCZFFI
mortification également insignes. Il jeûnait au pain et à l'eau la veille de toutes les fêtes de la sainte Vierge, et se préparait à la solennité de l'Assomption par deux semaines de très "sévère abstinence ; non content de ces pratiques, il sanctifiait encore par les mêmes rigueurs deux autres jours chaque semaine et l'avent tout entier.
K\ZY, Historia Universit. Tyrnaviens., p. 51, 27.3.
XXVIH JANVIER
* Le vingt-huitième jour de janvier de l'an 1627, mourut à Vienne le P. Jean-Raphael Gobenzl, Préposé de la maison professe. 11 appartenait à une noble famille de la Carniole, et se distinguait également par sa science, ses qualités de gouvernement et ses vertus religieuses. C'était sa coutume, après avoir offert le saint Sacrifice, de prolonger son action de grâces pendant deux messes de suite. Non content de l'office imposé à tous les prêtres, il en récitait encore deux autres chaque jour, celui du Saint Sacrement ou du Saint- Esprit et celui de la vierge sainte Barbe, à laquelle il avait une particulière dévotion. Ces pratiques de piété ne nuisaient à aucune des obligations de sa charge, qu'il mettait toujours au premier rang. Rigoureux observateur de la discipline religieuse, il veillait à ce qu'elle fût également gardée dans ses moindres détails par ceux qui étaient sous ses ordres. Ce n'était point sévérité chagrine ou méticuleuse, c'était conscience, devoir et amour de la Compagnie. D'ailleurs, la charité la plus attentive tempérait ces exigences et lui gagnait les cœurs. Sans égard à ce qui concernait sa personne, ami passionné de la pauvreté en toutes choses, le P. Cobenzl se montrait plein de sollicitude envers les autres ; et, pour employer un mot du P. Alegambe son biographe, quand les usages de la