XXVIII JANVIER. I'. JEAN-RAPHAEL COBENZL
Compagnie le permettaient, il était véritablement splendide ; vis-àvis des malades et de ses hôtes, il ne mettait pour ainsi dire nulle borne à sa magnificence et à sa libéralité.
Le P. Cobeiizl portait partout cette même générosité de cœur. En embrassant la croix de Jésus-Christ, il avait renoncé sans retour au monde et à la vanité du monde. Les relations avec le dehors, surtout avec les grands, lui étaient à charge ; il les renfermait dans les plus strictes limites du devoir et des convenances. Revenant de Rome où il avait pris part à la congrégation des procureurs, et passant à Goritz, où il comptait parmi la haute société un grand nombre de parents et de connaissances, il fit son entrée dans la ville le propre jour de Noël, monté sur un chariot de paysan, heureux de s'exposer ainsi à la risée et peut-être aux mépris des hommes. A l'heure même où il venait d'expirer, le P. Cobenzl se fit voir, à une grande distance et en plein jour, à un de nos Pères, l'air rayonnant, un bâton à la main, comme un voyageur ; et après l'avoir regardé quelques instants, il disparut, laissant l'âme du religieux inondée d'une inexprimable joie. Le P. Cobenzl était âgé de cinquante-cinq ans, et en avait passé trente-quatre dans la Compagnie.
N.vDASi, Afin. (lier, nieniorab., 18'' januar., p. 33. — Duews, Fasti Societ. Jesu, 18* Jaiiiiar.. p. 24. — Sotuellus-Alegambe, Bibliot/i., p. 493. — SoMMERVOGEL, BibUotli., t. 2, p. 1252.