VI JUILLET
Le sixième jour de juillet, mourut à Modène, l'an 1607, le P, A- CHiLLE Gagliardi, le plus célèbre et l'aîné des trois jeunes frères du même nom, que les sermons du P. François Strada avaient gagnés en 15S9, dans l'université de Padoue. Il nous reste malheureusement peu de détails sur sa vie. Mais le témoignage de saint Charles Borromée suffirait seul assurément pour le faire regarder comme un des plus grands maîtres de théologie mystique au seizième siècle, et l'un des plus vaillants défenseurs de la foi contre l'hérésie. Plusieurs historiens lui attribuent en particulier d'avoir sauvé la ville de Turin à demi conquise par le calvinisme ; le grand archevêque de Milan, non content de le demander comme compagnon de ses missions, jugea que le meilleur moyen d'instruire ses peuples de la doctrine et des vertus chrétiennes, était de répandre à profusion le catéchisme en langue vulgaire qu'il lui avait fait composer.
Le principal et presque l'unique trésor oii le P. Gagliardi semblait puiser si largement, pour sa propre sanctification et celle des âmes, c'étaient les Exercices de saint Ignace. Il rappelait en les donnant le bienheureux P. Pierre Le Fèvre ; ses plus beaux ouvrages n'en furent que le développement ou le commentaire, comme