‹ Ménologe de la Compagnie de Jésus (volume 4)Chapitre 13 sur 362 · VI JUILLET. — P. ACHILLE GAGLIARDI · texte numérisé non relu

VI JUILLET. — P. ACHILLE GAGLIARDI

on peut le voir dans son travail publié par le R. P. Roothaan, De la pleine connaissance de VInstitut, ou dans son livre d'or, comme l'appellent si justement les historiens de la Compagnie, sur a V Abrégé de la perfection et Vunion de l'âme avec Dieu ». Supérieur des maisons de Turin, de Milan, de Venise et de Brescia, le P. Gagliardi regarda comme un de ses principaux devoirs, celui d'établir et de promouvoir toutes les œuvres propres de la Compagnie ; mais il s'appliquait surtout h la formation spirituelle de ses plus jeunes inférieurs. Non content des exercices de règle, il les réunissait dans sa chambre les jours de fête, pour les animer tous ensemble h devenir des saints ; réunions si utiles, que beaucoup en égalaient les fruits à leurs deux années de noviciat. Environ un an et demi avant sa mort, ce saint homme perdit successivement la mémoire, la vue, le mouvement, et les ravages anticipés de la décomposition du tombeau l'envahirent peu à peu durant les trois ou quatre derniers mois de sa vie. Mais en cet état, disent les lettres du collège de Modène, il semblait avoir obtenu le plus doux objet de ses désirs, et offrait à Dieu ces pertes si terribles, avec de continuelles actions de grâces et dans les tressaillements d'une joie que la nature ne saurait goûter.

JuvENCius, Histor. Societ. Jesu, part. 5* , l. 24, n. 74, p. 845. — Lilter. ann. Soc, anno 1G07, p. G9 seqq. — Bartoli, Degli Uomini e de fatti . . . , t. 3, p. 337; t. 4, p. 294. — Sotuellus, Biblioth., p. 3. — SoMMERVOGEL, BîbUoth., t. 3, p. 1095. — Nadasi, Ann. dicr. memor., 6* jul.., p. 14. — Drews, Fasti Soc, (i* juL, p. 257. — Patrignani, Mcnol.^ 6 luglio, p. 54. — Biographie univers., t. 16.

28 MÉNOLOGE S. J. — ASSISTANCE d'iTALIE.

Le sixième jour de juillet de l'an 1695, lisons-nous dans le Ménologe romain, arriva au collège de Naples l'heureuse mort du F. Coadjuteur Saint-Apicella, célèbre parmi nous par la pratique de toutes les vertus religieuses, et surtout par son infatigable charité envers les malades. Dans l'emploi d'infirmier, qu'il exerça pendant quarante ans, jusqu'à une extrême vieillesse, il ne négligea que le soin de lui-même. A force de se tenir auprès d'un des Nôtres atteint d'un mal contagieux, il finit par contracter le même mal, et il le suivit peu de jours après dans la tombe.

Sa mortification égalait sa charité ; entre autres austérités par lesquelles il macérait son corps, il conserva autour des reins une chaîne de fer jusqu'à son dernier soupir. L'obéissance ne lui fut pas moins chère ; soumis de cœur et d'intelligence à tous les ordres des supérieurs, il était ingénieux à trouver des raisons pour se persuader et pour persuader aux autres que le plus convenable était toujours ce qui lui était commandé. Aussi ne le vit-on jamais montrer de répugnance pour passer d'un emploi à un autre, ou se plaindre quand on le chargeait de quelque travail au-dessus de ses forces. Il obéissait avec une égale sérénité d'âme à tous ceux qui exerçaient l'autorité, fussent-ils jeunes et sans discrétion. Le F. Apicella s'endormit dans le Seigneur à l'âge de quatre-vingtquatre ans, le six juillet, fête de sainte Trophimène ou Triphine qu'il honorait spécialement et dont il avait propagé le culte.

Meiiologio (ms.), Roma 1840, 6 luglio^ p. 87. — Guidée, Ménologe, 6 juillet, p. 216.

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