‹ Ménologe de la Compagnie de Jésus (volume 4)Chapitre 154 sur 362 · XXVI SEPTEMBRE · texte numérisé non relu

XXVI SEPTEMBRE

Le vingt-sixième jour de septembre de l'an 4623, mourut à Napies le P. Ijernari) ni^ Angelis, né dans le voisinage de Lecee, formé dès sa plus tendre enfance à l'amour et à l'apprentissage de toutes les vertus des saints, par le Vén. P. Bernardin Realino. Bernard Jérôme de Angelis et Amélie Balduina, ses parents, s'étaient mis en effet sous la conduite de cet admirable serviteur de Dieu, avec leurs quatre fils : tous parvinrent à une haute perfection. Le P. Bernard de Angelis, appelé dans la suite à Rome, y fut choisi pour secrétaire par le P. Claude Aquaviva. Peu d'hommes eurent une part plus réelle, bien que sans éclat, aux grandes choses qui s'accomplirent dans le monde entier, par le dévouement de nos Pères ; surtout, ajoute un des historiens de la Compagnie, en ce qui touchait à la formation d'hommes capables de travailler efficacement à la gloire de Dieu. Le même auteur lui fait avec raison un honneur insigne d'avoir compris combien il était méritoire de dépenser sa vie pour l'amour de Notre- Seigneur à rédiger ou à transcrire une correspondance presque infinie, sans autre repos que l'oraison et de fréquentes visites au pied du saint Tabernacle, dès qu'il pouvait disposer d'un moments

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CoRDARA, Histor. Soc. Jes., part. 6» , l. 8, n. II, p. 417. — Patrignaisi, Menol., 2G sett., p. 225. — ScniNosi, Istor. délia Provinc. di Napol., t, 1, p. 425 et suà>. — Santagata, Istor. délia Provinc. di Napol., t. 4. p. 284. — SoMMERvoGEL, Bîbliothècjue, t. 1, p. 387.

Le vingt-sixième jour de septembre de l'an 4640, mourut saintement à Messine le F. Coadjuteur Paul Sperlinga, qui à l'âge de soixante-dix-huit ans, observait encore à la lettre cette belle résolution : « Tant que je pourrai me tenir debout , je donnerai le jour aux offices de Marthe, et la nuit à la contemplation de Marie aux pieds de Jésus ». A peine s'accordait-il, en effet, quelques heures de sommeil, et encore prenait-il ce repos tout habillé, pour revenir plus facilement à la prière, qu'il faisait à genoux devant le saint Sacrement . Sans parler de ses jeûnes ordinaires, il en observait d'autres plus rigoureux une fois au moins par semaine ; il se contentait alors d'un morceau de pain et d'un verre d'eau. Si rude que fût son travail, il ne se dépouillait jamais d'une longue et âpre tunique de crin qui lui enveloppait tout le corps. Pas un de ses frères ne se rappelait l'avoir vu interrompre son travail pour se reposer ; et plusieurs fois les moins fervents lui reprochèrent de les exposer, par son exemple, à être chargés eux-mômes de corvées nouvelles et insupportables. Trois mois avant sa mort, comme le F. Sperlinga ne pouvait plus faire un pas, il demanda des béquilles pour se traîner au moins jusqu'à la chapelle domestique, et assister encore au saint Sacrifice . Aussi, dès qu'il eut rendu le dernier soupir, et qu'on eut exposé son corps à la vénération du peuple, ses vêtements et son cercueil furent mis à une sorte de pillage,

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